POLITIQUE

4e débat à la chefferie du PLC dimanche: Justin Trudeau encore la cible

03/03/2013 06:22 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT
CP

HALIFAX - Le libéral Justin Trudeau a accusé son rival Marc Garneau d'utiliser des tactiques négatives lors du quatrième débat des candidats à la direction du Parti libéral du Canada, dimanche, répondant ainsi à des attaques de l'ancien astronaute décrivant sa campagne comme forte en rhétorique mais faible en détails.

M. Trudeau s'en est pris à M. Garneau dans un face-à-face pendant le débat à Halifax, disant que les libéraux ne voulaient pas voir le parti s'entredéchirer.

«C'est pourquoi je suis constamment positif dans cette campagne», a lancé M. Trudeau, disant qu'il ne croyait pas que les partisans voulaient voir des campagnes négatives.

L'échange entre MM. Trudeau et Garneau a été l'un des moments vifs de ce débat, d'une durée de deux heures, entre les candidats à la direction du Parti libéral fédéral.

Un autre moment fort du débat est survenu lorsque les autres candidats s'en sont pris à la proposition de Joyce Murray de travailler avec le NPD et les Verts pour défaire les conservateurs au prochain scrutin.

M. Garneau avait affirmé que M. Trudeau, comme lui un député montréalais, évitait les grandes questions. Il a lancé à son rival, largement perçu comme favori dans la course, que les Canadiens méritaient plus que des platitudes.

«Je crois que les Canadiens veulent voir de la substance. Ils ne veulent pas des mots vides de sens. Ils n'aiment peut-être pas ce que j'ai à dire, mais au moins ils connaissent mes prises de position», a déclaré le député de Westmount—Ville-Marie.

M. Trudeau a répliqué qu'il avait donné son point de vue sur une panoplie de sujets, donnant en exemple son opposition au projet d'oléoduc Northern Gateway et son appui à la légalisation de la marijuana.

«J'ai été aussi spécifique que tous les autres», a-t-il plaidé.

M. Trudeau a été la cible de plus en plus d'attaques au cours des dernières semaines alors qu'approche l'élection du prochain chef libéral.

M. Garneau a décroché des flèches répétées en direction de M. Trudeau, l'accusant d'être un débutant inexpérimenté. Il l'a mis au défi d'un débat à deux, ce que M. Trudeau a refusé.

Par ailleurs, la suggestion de Mme Murray visant à empêcher les conservateurs de remporter les élections de 2015 a également été attaquée par plusieurs candidats.

M. Trudeau a complimenté Mme Murray pour avoir attiré de nouveaux partisans au parti, mais a rapidement écarté son idée.

«Vous devez savoir que si l'on conclut une entente avec le NPD, cette approche positive est la première chose qui partira par la fenêtre», a-t-il dit.

Il a donné en exemple une récente publicité du NPD de la Nouvelle-Écosse montrant le chef libéral de la province, Stephen McNeil, comme étant plus enclin à importer de l'électricité du Québec plutôt que du projet hydroélectrique Muskrat Falls au Labrador.

«Ici en Nouvelle-Écosse, nous avons un premier ministre du NPD qui attaque le Québec et les Québécois et en tant que Québécois qui aime la Nouvelle-Écosse, ce n'est pas quelque chose qui m'intéresse. Nous avons besoin de mieux que ça», a déclaré M. Trudeau.

M. Garneau a demandé à Mme Murray comment sa position pourrait aller de pair avec le fait que le leader néo-démocrate Thomas Mulcair «veut nous écraser».

«Marc, comme tu le sais, je parle d'une coopération unique. Comme une équipe de hockey canadienne qui s'est alliée pour les Jeux olympiques en 2010 et a remporté l'or, et dont les membres sont ensuite retournés en compétition les uns contre les autres», a-t-elle répondu.

Martin Cauchon a également critiqué la proposition et a écarté toute possibilité de collaborer avec les néo-démocrates s'il remporte la course.

«Regardez ce qui est arrivé la semaine dernière», a-t-il dit en référence au député Claude Patry qui a quitté le NPD pour le Bloc québécois. «S'il (le NPD) se fusionne avec un parti un jour, je crois que ça sera avec le Bloc québécois».

Le cinquième et dernier débat dans la course à la direction du Parti libéral aura lieu le 23 mars à Montréal. Les libéraux choisiront leur nouveau chef le 14 avril.

Dimanche marquait également la date limite pour que les candidats inscrivent de nouveaux partisans du parti et de ces prétendants à la direction.

INOLTRE SU HUFFPOST

Les candidats à la chefferie du PLC