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Jean-Martin Aussant récolte 97 pour cent lors d'un vote de confiance

03/03/2013 05:57 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les militants d'Option nationale (ON) ont réitéré leur appui envers leur chef, Jean-Martin Aussant, au deuxième jour du congrès national de la formation politique, à Montréal.

M. Aussant a passé avec succès le test du vote de confiance qui ne s'annonçait qu'une formalité, récoltant 97 pour cent des voix. Un «appui immense» auque, promet-il, l il «tâchera d'être digne».

Les membres du parti ont aussi convenu de verser un salaire de 87 000 $ à l'économiste, soit l'équivalent du salaire de base d'un député, en vertu d'une résolution extraordinaire adoptée par une forte majorité.

Ce salaire, puisé à même les coffres du parti, permettra au chef, s'il n'est pas élu à l'Assemblée nationale, de se consacrer à temps plein à la progression d'ON, a expliqué M. Aussant.

Sans rénumération, le chef de la formation souverainiste aurait été contraint d'occuper un autre emploi et de négliger son implication au sein du parti.

Bien qu'elle ait le vent dans les voiles, sa jeune formation politique, créée il y a 18 mois, requiert une implication continue et totale, selon lui

M. Aussant, qui a subi une défaite crève-coeur dans Nicolet-Bécancour au dernier scrutin provincial, a déjà fait part de son intention de se présenter à Montréal à l'occasion de prochaines élections générales, et la circonscription de Hochelaga-Maisonneuve pourrait bien être dans sa ligne de mire.

«Nous en avons ciblé quelques-unes (circonscriptions), dont Hochelaga-Maisonneuve, mais le choix final n'est pas fait, ça diminue toujours à mesure qu'on fait des analyses», a indiqué le candidat malheureux, précisant que le choix final se fera bientôt.

M. Aussant n'a pas voulu préciser si le pacte de non-agression conclu avec Québec solidaire (QS) aux dernières élections générales serait maintenu, mais a indiqué que l'idée n'était pas «exclue» et que l'option faisait toujours partie des statuts d'ON. Les alliances n'ont cependant pas fait l'objet de débats au cours du week-end.

«On est ouvert à collaborer ou à fusionner avec tout parti qui sera autant résolument souverainiste que nous. On met la cause devant la partisanerie», a lancé M. Aussant.

Ce sont les questions concernant la langue qui ont suscité les débats les plus houleux, dimanche. Au final, les membres de la formation souverainiste se sont prononcés en faveur de l'extension de la loi 101 aux cégeps, une proposition férocement défendue par un ancien ténor du Parti québécois (PQ) désormais partisan de M. Aussant, Pierre Curzi.

L'ancien député de Borduas, qui fut porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, a soutenu que tous les citoyens du Québec se devaient de participer au fait français dans la province, une position partagée par bon nombre d'anglophones bilingues, selon lui.

M. Curzi croit que l'application de la loi 101 au réseau collégial permettrait de faire de la langue de Molière une «langue commune, une langue que tout le monde parle».

M. Aussant s'est pour sa part réjoui que cet élément de plateforme soit conservé.

Fondé en octobre 2011, le parti Option nationale a obtenu un peu moins de deux pour cent des votes lors des élections de septembre dernier.

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