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Iran et réélection de Yukiya Amano au menu du conseil de l'AIEA

03/03/2013 06:20 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

Le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) entame lundi une réunion d'une semaine avec au programme encore et toujours le dossier nucléaire iranien ainsi que l'éventuelle élection de Yukiya Amano pour un second mandat.

Les délégations des trente-cinq pays membres du conseil se réunissent à huis clos au siège de l'agence des Nations-Unies à Vienne.

L'Iran sera de nouveau au coeur des débats. Dans son dernier rapport, l'agence a constaté l'absence d'avancée dans les discussions sur un accord visant à donner à ses inspecteurs un accès plus large à des sites, documents ou individus susceptibles de l'aider à éclaircir la nature du programme nucléaire iranien.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent la République islamique de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire pacifique, ce qu'elle dément.

Malgré plusieurs réunions depuis un an, "il n'a pas été possible" de conclure un accord, ou même "de commencer un réel travail dans ce domaine", regrette l'AIEA.

L'agence a aussi confirmé l'installation sur le site nucléaire de Natanz (centre) de centrifugeuses plus modernes, qui permettent d'enrichir plus rapidement de l'uranium. Le geste a été qualifié de nouvelle provocation par la communauté internationale.

Les Occidentaux et Israël redoutent que l'Iran veuille pousser l'enrichissement jusqu'au niveau nécessaire pour fabriquer l'arme nucléaire (90%). Jusqu'à présent, il enrichit l'uranium jusqu'à 5% pour produire de l'électricité et jusqu'à 20% pour alimenter son réacteur de recherche.

Même si le dernier rapport a confirmé l'impasse dans lequel se trouve le dossier iranien, il est peu probable que le conseil se montre trop sévère lors de cette réunion, après les signes jugés positifs de la rencontre avec les grandes puissances à Almaty, au Kazakhstan, la semaine dernière.

Le groupe des 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) a proposé d'atténuer certaines sanctions en échange de concessions de Téhéran, et attend des gestes concrets de la part de ce dernier lors de la prochaine rencontre, prévue début avril, de nouveau à Almaty.

A l'ordre du jour de la réunion de l'AIEA figure aussi la réélection de son directeur général Yukiya Amano. Son mandat de quatre ans arrive à échéance en décembre prochain.

Le Japonais de 65 ans, souvent accusé d'être proche des États-Unis, est le seul candidat à sa succession. Il a gagné beaucoup de respect et de soutien au fil des années, soulignent des diplomates, y compris dans le rang des pays non alignés.

ilp/tj

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