DIVERTISSEMENT

FIFEM: du cinéma pour les tout-petits (ENTREVUE)

03/03/2013 06:13 EST | Actualisé 05/03/2013 12:06 EST
Marie-Josée Roy

La semaine de relâche est bien entamée et en même temps qu’elle s’ouvre la 16e édition du Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM) qui, jusqu’au 10 mars, offre aux bambins une fenêtre sur le monde en leur proposant une sélection de 75 films en provenance de 27 pays différents.

Dans le volet compétitif de l’événement, de grosses pointures du septième art jeunesse, pour la plupart présentées en grande première internationale ou nord-américaine, se livreront une chaude lutte afin de retenir l’attention des petits cinéphiles et celle de l’un des trois jurys. Parmi ces long-métrages, notons Tout à l’envers de l’Allemand Bernd Sahling, Clara et le secret des ours du Suisse Tobias Ineichen, Couleur de peau : miel des Belges Laurent Boileau et Jung Henin, Jalpary, la sirène du désert de l’Indien Nila Madhab Panda et Nono le zigzag kid du Néerlandais Vincent Bal. Ces cinq derniers cinéastes seront d’ailleurs sur place pour échanger avec le public.

Au total, 225 projections de toutes sortes sont prévues pour enchanter le cœur des petits et des grands. Un panorama alléchant, aux dires des comédiens Jean-Nicolas Verreault et Valérie Blais, porte-paroles de cette 16e mouture, dans une société qui, sur le plan culturel, a souvent tendance à négliger ses bouts de choux.

« On se fait parfois dire qu’au Québec, nos valeurs sont très axées sur la famille, mais je ne suis pas tout à fait d’accord, argue Jean-Nicolas Verreault. Je trouve que beaucoup de choix ne sont pas faits en fonction des enfants. C’est tellement important. Ils sont les adultes de demain. Moi, j’ai beau sortir, travailler, m’amuser, mais quand je reviens à la maison, je me rends compte que la chose la plus importante dans la vie, c’est la communication avec nos enfants. »

« Je trouve aussi que c’est un manque, renchérit Valérie Blais. Quand on veut sortir, il faut être inventif quand les enfants sont jeunes. C’est pourquoi j’aime autant ce festival. On invite les enfants au cinéma et on leur donne toujours une programmation de qualité. »

Coups de cœur

Jean-Nicolas Verreault n’avait jamais participé au FIFEM lorsqu’on lui a proposé, il y a quelques mois, de présider le jury international du concours. Le papa de Mia-T, 8 ans et de Marie-Simone, 13 mois, se passionne depuis toujours pour le cinéma et voit au moins trois films par semaine, avec sa conjointe ou sa fille aînée.

Quant à Valérie Blais, elle s’implique dans l’organisation depuis les débuts de celle-ci en assumant le rôle de narratrice des productions en langue étrangère. Cette fois, elle porte le chapeau de marraine de l’événement. Si, pour l’instant, sa petite Romy, un an, n’en pince que pour les Télétubbies et les facéties de Paul Buissonneau dans Picolo, la fière maman se promet bien d’emmener sa progéniture profiter de la section « minis cinéphiles », qui s’adresse aux deux ans et plus.

« J’aime beaucoup les films suédois, danois pour enfants, avance Valérie Blais. J’ai beaucoup aimé l’extraordinaire comédie musicale Miracle, conçue par une jeune danoise de 22 ans. Être aussi jeune et avoir autant de talent… ça tue! (rires) »

« Moi, j’ai eu un gros, gros coup de cœur pour Max et les Maximonstres », révèle de son côté Jean-Nicolas Verreault.

Toutes les activités du FIFEM ont lieu au Cinéma Beaubien. Le festival a été lancé dimanche dernier, au Théâtre Outremont, avec le dévoilement de l’œuvre d’animation Ernest et Célestine, de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier. La Légende de Sarila, premier film d’animation québécois en trois dimensions, clôturera la fête, le 10 mars, en début d’après-midi. Les titres en compétition – qui ne seront pour la plupart pas distribués en salles et dans les clubs vidéo après leur passage au FIFEM - sont évalués par le jury international (formé de Jean-Nicolas Verreault, du réalisateur tchèque Petr Koliha et de Florence Dupont, fondatrice du Festival du court-métrage Plein la Bobine, en France), le jury Inis (qui récompense le long-métrage s’étant le plus illustré sur le plan de l’innovation et de l’originalité) et le jury enfants (composé de gamins de 11-12 ans férus d’art sous toutes ses déclinaisons).

Pour plus d’informations, on consulte le www.fifem.com.