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Egypte: un policier tué dans des heurts à Port-Saïd (armée)

03/03/2013 03:59 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

Un policier a été tué et un officier supérieur de l'armée a été blessé dimanche à Port-Saïd, dans le nord-est de l'Egypte, où des affrontements ont opposé les habitants à la police, faisant plusieurs dizaines de blessés, a annoncé l'armée égyptienne.

Le policier et l'officier militaire, blessé à une jambe, ont tous deux été touchés par des coups de feu tirés par des inconnus devant le siège du gouvernorat de Port-Saïd, selon un communiqué de l'armée.

Pendant la journée, des affrontements à Port-Saïd entre des habitants et la police ont fait 253 blessés, selon un bilan du ministère de la Santé, après la décision du ministère de l'Intérieur de déplacer 39 prisonniers attendant un jugement.

Le verdict, qui doit être prononcé samedi, concerne la deuxième partie des accusés dans le procès des violences qui ont fait 74 morts après un match de football dans la ville de Port-Saïd en février 2012.

En janvier, 21 personnes, en majorité des supporteurs de football de Port-Saïd, avaient été condamnées à la peine capitale dans un premier volet de cette affaire, ce qui avait provoqué des affrontements dans lesquels au moins 40 personnes avaient été tuées.

Dimanche, les manifestants ont jeté des pierres et des cocktails Molotov contre un poste de police de Port-Saïd, une ville longeant le canal de Suez où une grève générale est entrée dans sa troisième semaine. La police a répondu par des tirs de gaz lacrymogène, selon un responsable de la sécurité.

Le ministère de l'Intérieur avait annoncé plus tôt dans un communiqué avoir décidé de déplacer des prisonniers à l'extérieur de Port-Saïd, à commencer par les 39 accusés dans l'affaire du match de football, afin d'éviter de nouvelles violences.

Samedi, des manifestants avaient mis le feu à un poste de police dans la ville et empêché les pompiers de l'éteindre.

Les habitants de Port-Saïd et d'autres cités sur le canal de Suez se plaignent depuis longtemps d'être marginalisés.

mon/feb/fc

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