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Cinq morts et 19 blessés dans des attaques en Irak, dont une à Kerbala

03/03/2013 10:16 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

Cinq personnes ont été tuées et 19 autres blessées dimanche dans une série d'attaque en Irak, dont un attentat suicide dans la ville sainte chiite de Kerbala, ont indiqué des sources au sein des services médicaux et de sécurité.

Un kamikaze a fait détoner sa ceinture d'explosifs près des mausolées des imams Hussein et Abbas au coeur de Kerbala, au sud de Bagdad, faisant 10 blessés, selon un bilan fourni par des sources de sécurité et médicale.

L'auteur de l'attentat était un ingénieur travaillant sur un projet situé entre les deux mausolées et s'est fait exploser au milieu de pèlerins, a affirmé Jamal Shahrastani, un responsable du mausolée de l'imam Hussein.

Les mesures de sécurité ont été renforcées dans la zone où se trouvent les deux mausolées, qui a été interdite d'accès, selon un correspondant de l'AFP.

Les mausolées des deux petits-fils du prophète Mohamed font partie des sites les plus révérés de l'islam chiite et reçoivent chaque année la visite de dizaines de milliers de pèlerins.

Des insurgés sunnites, en particulier ceux d'Al-Qaïda en Irak, visent régulièrement la communauté chiite et les forces de sécurité, dans l'espoir de déstabiliser le gouvernement et d'attiser les tensions religieuses.

"Cibler Kerbala, et plus précisément la vieille ville, est une affaire sensible et extrêmement dangereuse", a réagi le Cheikh Nizar Al-Tamimi, un imam appartenant au mouvement sadriste, affilié à l'influent clerc chiite Moqtada Sadr.

Cet attentat représente un "message des ennemis de l'Irak" en vue de "lancer une guerre confessionnelle entre les enfants de la même religion et du même pays", a-t-il ajouté.

A Bagdad, trois bombes ont explosé sur la route principale du quartier de Husseiniya (nord-est), faisant deux morts et neuf blessés, selon un responsable du ministère de l'Intérieur, dont le bilan a été confirmé par des sources médicales.

En outre, un soldat a été tué par une bombe fixée à sa voiture dans le quartier de Outaïfiya, dans le nord de Bagdad, selon des sources médicales et sécuritaires.

Plus au nord, aux environs de Mossoul, "deux soldats ont été tués dans une attaque armée contre un point de contrôle à Tal Afar", selon un responsable de l'armée.

L'Irak est embourbé dans une nouvelle crise politique dans laquelle M. Maliki est confronté à un ample mouvement de protestation de la minorité sunnite qui s'estime marginalisée par le pouvoir central chiite.

Bien qu'elles aient largement baissé en intensité depuis le conflit confessionnel de 2006-2008, les violences restent quotidiennes en Irak, où 220 personnes sont mortes dans des attentats en février, selon des données compilées par l'AFP.

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