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Algérie: l'Office de répression de la corruption désormais opérationnel

03/03/2013 11:33 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

L'Office central de répression de la corruption, créé en Algérie par un décret présidentiel de décembre 2011, est désormais opérationnel, a annoncé dimanche l'agence APS alors que le pays est secoué par des scandales de corruption qui ont éclaboussé le groupe pétrolier Sonatrach.

L'Office (OCRC) est chargé d'effectuer sous la direction du Parquet, des enquêtes en matière de délit de corruption. Il disposera d'officiers de police judiciaire dont la compétence s'étend à tout le territoire algérien.

"Les hautes autorités du pays, et à leur tête le président de la République, sont déterminées à mener une lutte sans merci contre la corruption sous toutes ses formes", a déclaré le ministre des Finances, Karim Djoudi, à l'inauguration du siège de l'OCRC à Alger.

Cet organisme étudiera "avec la fermeté et le sérieux nécessaires tous les dossiers transmis par les différentes institutions comme l'Inspection générale des finances (IGF), la Cour des comptes et même les simples citoyens", a indiqué son directeur général Abdelamalek Sayeh.

"Tous les dossiers traités par les experts de cette instance seront transmis, une fois avérés, à la justice qui a le dernier mot", a-t-il précisé. Les grands dossiers de corruption ayant un préjudice avéré sur l'économie algérienne seront traités "en priorité" par l'Office, a-t-il dit.

La mission de cet office débute quelques semaines après que des scandales de corruption ont éclaboussé la plus importante entreprise du pays. La Sonatrach est actuellement au coeur d'un scandale de corruption lié à des contrats avec des firmes italienne et canadienne.

Le président Abdelaziz Bouteflika s'était dit le 26 février "révolté" par les scandales touchant la gestion de Sonatrach, affirmant ne pas pouvoir les "passer sous silence".

Le parquet d'Alger avait ordonné le 10 février l'ouverture d'une enquête sur une éventuelle affaire de corruption liée à des contrats entre le géant énergétique italien Eni et Sonatrach, après l'ouverture d'une enquête sur la même affaire par le parquet de Milan.

abh/feb

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