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Un chef de police dénonce des «allégations sans preuve et sans fondement»

02/03/2013 11:29 EST | Actualisé 02/05/2013 05:12 EDT

EDMONTON - Le chef de police de la ville d'Edmonton a nié publiquement les allégations selon lesquelles des membres de son service ont emprisonné une femme et ignoré sa plainte d'agression sexuelle parce qu'elle faisait l'objet de mandats en circulation.

Dans une lettre adressée au rédacteur en chef du Edmonton Journal, Rod Knecht soutient que la récente couverture médiatique de l'histoire entourant cette femme était «erronée et incendiaire».

Les autorités policières d'Edmonton disent avoir été appelées à se rendre dans un motel, à la mi-février, pour s'enquérir du bien-être d'une femme de 18 ans et que des ambulanciers l'ont soignée sur place.

M. Knecht écrit que les policiers l'ont amenée à la station de police pour procéder au suivi de l'enquête.

Mais il note qu'elle n'a jamais dit avoir été victime d'une agression sexuelle, et ils l'ont ensuite transférée au Centre Remand en raison des mandats en circulation.

M. Knecht ajoute que ce n'est que «quelques heures plus tard» que la jeune femme a affirmé avoir été victime d'une agression sexuelle. Elle a alors été transportée dans un hôpital et une enquête a été lancée.

«Des allégations, sans preuve et sans fondement, de racisme et d'ineptie policière par des tierces parties se sont retrouvées dans les médias sociaux, sans les faits entourant la réponse initiale», a déclaré M. Knecht dans sa lettre.

«Ces perceptions erronées et non vérifiées ont été rapportées comme étant véridiques à un vaste public dans les médias conventionnels. Ces commentaires ont diminué l'importance des efforts des premiers répondants qui ont aidé la victime et n'ont servi qu'à affecter négativement l'enquête sur l'agression sexuelle», a-t-il ajouté, tout en précisant que l'investigation se poursuivait.

Tom Engel, un avocat représentant la jeune femme, a confié que sa cliente avait subi une perte de mémoire pendant l'incident et qu'il tentait toujours d'obtenir des informations de la police.

Selon Me Engel, la femme se souvient s'être trouvée dans une chambre d'hôtel et de s'être réveillée dans une cellule.

«Je crois qu'il est exact de dire qu'il s'agit d'une affaire compliquée», a reconnu Me Engel, samedi. «À ce moment particulier, nous vous dirons que nous préférons ne rien dire de plus jusqu'à ce que nous en sachions davantage.»

Un travailleur des services de la jeunesse d'Edmonton, Mark Cherrington, qui est venu à la défense de la femme le mois dernier, a affirmé que la police a essentiellement ignoré sa plainte d'agression sexuelle, lui disant de revenir une fois qu'elle serait sortie de prison.

L'affaire a semé de la colère sur les médias sociaux et un rassemblement réunissant un petit groupe de manifestants a eu lieu vendredi non loin de la prison.

«De toute évidence, les policiers ne feront pas leur travail et nous devrons le faire à leur place. Nous allons devoir mettre sur pied un système pour nous protéger entre nous», a lancé l'un des manifestants.

Dans sa lettre, M. Knecht a affirmé que les policiers avaient agi de façon «professionnelle et appropriée».

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