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Paris-Nice - La course au soleil cherche sa boussole

02/03/2013 06:57 EST | Actualisé 02/05/2013 05:12 EDT

Paris-Nice, la "course au soleil" qui commence dimanche par un court prologue à Houilles (Yvelines, région parisienne), cherche son favori pour la succession du Britannique Bradley Wiggins à l'arrivée, une semaine plus tard, au col d'Eze (situé entre Nice et Monaco).

En l'absence de nombre de grands noms (Contador, Wiggins, Froome, Nibali, Evans), la plus importante épreuve par étapes du début de saison s'offre aux ambitieux. Entre autres, le jeune américain Tejay Van Garderen (24 ans), à l'appétit aiguisé par sa prometteuse cinquième place au Tour de France 2012.

"Le parcours me convient", affirme Van Garderen. Il évoque les premières étapes destinées aux sprinteurs et susceptibles d'être bouleversées par la météo (attention aux bordures !), l'arrivée au sommet vendredi prochain à la Montagne de Lure, dans le décor sublime de la Haute-Provence où l'Espagnol Alberto Contador s'était imposé en 2009, le contre-la-montre du col d'Eze enfin.

"L'équipe BMC est totalement dédiée à Tejay", insiste son responsable John Lelangue qui a retenu le champion du monde, le Belge Philippe Gilbert, dans son groupe. Le Wallon, discret jusqu'à présent tant au Tour Down Under en Australie qu'au Tour d'Oman, est déjà tourné vers les classiques tout comme son alter ego d'Omega Pharma, son compatriote Tom Boonen, et le dernier vainqueur de Milan-Sanremo, l'Australien Simon Gerrans (Orica), qui utilise Paris-Nice pour un test grand format.

D'autres visent le classement général, tels les Français Arnold Jeannesson (6e en 2012) et Jean-Christophe Péraud, soulagé d'avoir enlevé le mois passé sa première victoire "pro" au sommet du Faron. Ils ont les qualités pour s'illustrer sur les routes menant vers la Côte d'Azur, comme l'ont fait ces dernières années deux habitués, Sylvain Chavanel et Thomas Voeckler, présents une nouvelle fois dans le peloton qui se retrouve à Houilles à l'ouest de la région parisienne.

Traditionnellement éprouvante -"l'une des courses les plus dures de la saison", estime Gerrans- et indécise, l'épreuve s'ouvre bien plus que l'an passé quand elle avait été cadenassée par l'équipe Sky de Wiggins, prélude à son outrancière domination du Tour de France.

Le dauphin du Britannique, le Néerlandais Lieuwe Westra (2e à 8 sec en 2012), s'est préparé pour un rendez-vous qui entre dans ses cordes. A l'instar de Robert Gesink, porte-drapeau de la nouvelle génération (Kelderman, Kruijswijk) d'un cyclisme néerlandais qui revisite actuellement sa récente histoire marquée par le dopage.

Vingt-trois équipes sont engagées, une de plus que l'an passé en raison de la décision tardive de l'Union cycliste internationale de porter à 19 l'effectif de la première division (WorldTour).

Les organisateurs (ASO) avaient déjà décerné leurs quatre invitations à des équipes toutes candidates également à une sélection pour le Tour. Pour IAM (Haussler, Lövkvist) et Sojasun (Hivert, Simon), en concurrence ouverte, la semaine est capitale.

jm/dac

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