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JO-2020: Tokyo, Madrid et Istanbul au contrôle technique

02/03/2013 07:18 EST | Actualisé 02/05/2013 05:12 EDT

Tokyo, Madrid et Istanbul s'apprêtent à se soumettre au contrôle technique dans la course aux jeux Olympiques d'été de 2020, en recevant la visite de la commission d'évaluation du CIO qui démarre sa tournée d'inspection lundi par la capitale japonaise.

A l'exception des quelques-uns faisant partie de cette commission, les 101 membres du CIO qui pourront voter le 7 septembre pour la ville hôte de ces Jeux n'ont pas le droit de mettre les pieds sur le territoire d'une ville candidate, comme l'imposent les règles éthiques prises par l'instance olympique après le scandale de Salt Lake City.

Ils se forgeront en partie leur opinion sur le rapport que publiera début juillet cette commission, dont le but principal est de confronter les belles promesses des dossiers de candidatures à la réalité du terrain.

Dirigée par le Britannique Craig Reedie, l'un des vice-présidents du CIO, la petite délégation passera d'abord quatre jours de lundi à jeudi à Tokyo à arpenter les sites envisagés et mesurer l'enthousiasme que soulève ou non dans le pays la candidature. Puis elle ira faire de même à Madrid du 18 au 21 mars, et à Istanbul du 24 au 27 mars.

Devant leurs hôtes, les membres devraient se borner à de belles formules diplomatiques, réservant leurs commentaires et critiques pour leur rapport exhaustif.

Si les conclusions qu'ils émettront ont leur importance, elles ne présument cependant en rien du choix final. Tokyo le sait très bien. Déjà candidate pour les Jeux de 2016, la capitale nippone faisait alors figure de favorite sur la qualité de son dossier technique. Mais c'est Rio de Janeiro qui a raflé la mise en sachant convaincre une majorité de membres du CIO.

Après le séisme de mars 2011 qui a non seulement ravagé le nord-est du Japon, mais fait planer la menace d'un accident nucléaire, le comité organisateur n'a cessé de répéter que "Tokyo pouvait organiser des Jeux en toute sécurité dans l'une des villes les plus sûres du monde".

Pour le gouverneur de Tokyo Naoki Inose, les jeux Olympiques seraient "une opportunité pour remercier le monde du soutien apporté aux régions touchées par la catastrophe et aider toute cette zone à se reconstruire".

Madrid, qui après deux échecs s'est relancée dans une troisième candidature consécutive, cherche à convaincre de la viabilité de son projet olympique alors que l'Espagne est embourbée dans une crise économique et sociale.

La Turquie, elle, peut s'enorgueillir d'une croissance flamboyante, et parmi les trois finalistes, est le seul pays à n'avoir jamais accueilli les jeux Olympiques.

Sa mégalopole, Istanbul, qui en est à sa cinquième candidature, a cette fois de sérieuses chances de décrocher le gros lot et vend une version olympique du rêve de ses anciens sultans, avec des Jeux à cheval sur deux continents.

stp/chc

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