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Un Montréalais arrêté en République dominicaine est accusé de pédophilie

01/03/2013 10:44 EST | Actualisé 01/05/2013 05:12 EDT

Un octogénaire montréalais ramené jeudi de la République dominicaine par des policiers de la Sûreté du Québec et accusé de crimes à caractère sexuel et pédophile impliquant, prétendument, deux filles de moins de 14 ans demeurera derrière les barreaux en attendant la suite des procédures.

L'homme âgé de 82 ans a été arrêté dans le pays des Caraïbes cette semaine et a comparu brièvement vendredi au palais de justice de Montréal.

Il fait face à sept chefs d'accusation: deux chefs d'incitation à des contacts sexuels avec des mineurs et deux chefs d'attouchements sexuels de mineurs, et des chefs d'importation, de possession et de production de matériel pornographique juvénile.

Les accusations sont liées à des événements prétendument commis entre 2003 et octobre dernier.

C'est à ce moment qu'a commencé l'enquête sur lui, après que des agents des douanes l'aient intercepté à son retour d'un voyage en République dominicaine, a expliqué Dominique McNeely de l'Agence des services frontaliers du Canada.

« Il est arrivé au Canada le 17 octobre et nous avons examiné le contenu de son ordinateur portable », a-t-il indiqué.

Lorsque des agents ont trouvé les photos, ils ont transféré le dossier à la SQ qui a par la suite obtenu un mandat de perquisition qui a permis de saisir et de fouiller son matériel informatique. Les policiers y ont découvert plusieurs centaines de photos d'enfants dans des poses correspondant à de la pornographie juvénile.

Mandat d'arrêt pancanadien

L'octogénaire faisait l'objet d'un mandat d'arrestation pancanadien depuis le 8 février.

Son avocat a obtenu un report de la cause pour pouvoir examiner les preuves sur son ordinateur et les images analysées par la police.

Selon un quotidien dominicain, l'accusé a été arrêté dans la ville touristique de Sosua, dans la région de Puerto Plata.

La police affirme qu'il voyageait souvent en République dominicaine et que la raison principale de ses voyages était prétendument l'exploitation sexuelle d'enfants.

« Ce sont des actes qui auraient été commis en République dominicaine principalement, mais la preuve (que j'ai reçue) est incomplète, et je ne peux pas faire de commentaires complets à ce stade-ci », a déclaré aux médias l'avocat, ajoutant qu'il devait toujours analyser la preuve, essentiellement des fichiers informatiques,

Il a en outre précisé que son client avait un domicile sur l'île de Montréal et qu'il avait obtenu des médicaments en détention.

La procureure de la Couronne Rachelle Pitre a expliqué que même si les crimes allégués avaient eu lieu en République dominicaine, une disposition du Code criminel permettait aux personnes accusées de crimes sexuels envers des mineurs d'être traduits en justice ici.

« Le ministère public s'est opposé à sa remise en liberté, une enquête devra être tenue à cet égard-là dans les prochains jours, sinon dans les prochaines semaines », a-t-elle déclaré, sans donner plus de détails.

L'homme demeurera détenu jusqu'à sa prochaine comparution, le 7 mars.

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