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Prêt ou pas, le Toronto FC amorce la saison 2013 en pleine reconstruction

01/03/2013 02:23 EST | Actualisé 01/05/2013 05:12 EDT

TORONTO - Le Toronto FC est comme un avion qui a déjà pris son envol bien qu'il lui manque plusieurs pièces importantes.

Du moins, c'est de la façon dont le président de l'équipe, Kevin Payne, voit les choses.

«Nous construisons cet avion en plein vol», a-t-il imagé.

Payne et l'entraîneur-chef recrue Ryan Nelsen ont grimpé à bord après tout le monde et maintenant, prête ou pas, la pire équipe de la Major League Soccer en 2012 s'apprête à amorcer sa septième saison en première division nord-américaine, samedi, contre les Whitecaps de Vancouver.

«Ça fait 80 jours que je suis ici; Ryan, 30, comme le dépisteur-chef, Pat Onstad. Tous trois, on a du rattrapage à faire avec nos effectifs. Alors bien des choses doivent être accomplies dans une bien courte période de temps», a admis Payne.

«La cavalerie s'en vient. C'est juste qu'elle n'arrivera peut-être pas aussi rapidement que nous l'aurions souhaité.»

Une autre saison, une autre reconstruction pour cette équipe au sein de laquelle se sont succédés les entraîneurs et les joueurs depuis ses débuts dans la MLS.

Dans la tourmente, elle a complété la dernière campagne avec une piètre fiche de 5-21-8, ratant les séries pour une sixième saison consécutive. Le TFC a amorcé 2012 avec neuf défaites consécutives, un record de la MLS, en plus de terminer la campagne avec 14 matchs sans victoire, une autre marque du circuit Garber.

Il faut ajouter à cela les 62 buts alloués par l'équipe, le plus haut total de son histoire.

La dernière victoire du TFC en MLS remonte à près de huit mois, un gain de 2-1 contre les Rapids du Colorado, le 18 juillet. Il n'est donc pas surprenant que l'organisation ait fait table rase: 12 joueurs ont quitté à la suite de la dernière campagne. Cette année horrible aura aussi eu raison de deux entraîneurs, Aron Winter et Paul Mariner.

Malgré la vitesse à laquelle la saison approche, Payne et Nelsen demandent à un peu tout le monde d'être patient avec leur plan de reconstruction. Ils préfèrent reconstruire de la bonne façon que de reconstruire rapidement.

«On ne peut pas s'attacher des joueurs qui pourraient potentiellement être un handicap pour le club. Ça doit être fait pour le bien de club, a dit Nelsen, le huitième entraîneur-chef de l'équipe. On ne veut pas baser nos décisions sur un match ou deux ou trois. Ça doit être bénéfique à long terme. Si on doit prendre du temps pour faire notre travail comme il faut et obtenir le bon type de joueurs, alors nous le prendrons.

«Est-ce que l'équipe du 2 mars sera la même le 2 mai? Je crois que ça peut changer un peu.»

En tout cas, elle sera bien différente de celle de l'an dernier. Le capitaine Torsten Frings, l'un des trois joueurs désignés du TFC, a annoncé cette semaine qu'il se retirait, à 36 ans, à la suite d'une intervention chirurgicale à la hanche.

Cette décision est survenue peu de temps après que l'équipe ait envoyé un autre joueur désigné, Éric Hassli, à Dallas. Le troisième joueur désigné de l'équipe, Danny Koevermans, ne sera pas de retour avant plusieurs mois en raison d'une reconstruction du genou.

Parmi les novueaux-venus, notons l'ailier Hogan Ephraim, venu en prêt des Queens Park Rangers, mercredi. Le milieu de terrain de Tottenham John Bostock et l'attaquant de Cardiff Robert Earnshaw seraient aussi sur le point d'être prêtés à l'équipe torontoise.

Payne a aussi indiqué que l'équipe lorgne deux joueurs du Honduras et un possible joueur désigné argentin.

L'équipe aura grandement besoin de buts en l'absence de Hassli et Koevermans, mais la défense devrait être supérieure avec les arrivées du centre-arrière Danny Califf et du milieu défensif Julio Cesar, qui remplacera Frings.

Un autre qui devrait connaître une bonne saison est le milieu offensif Luis Silva, à sa deuxième campagne avec l'équipe. Il a semblé bien en contrôle pendant le camp après un séjour avec le club allemand Eintracht Francfort.

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