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Les victimes du succès

01/03/2013 04:48 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

Tomas Kaberle a attendu 12 matchs et 25 jours avant de ravoir la chance de sauter sur la patinoire pour un match. Yannick Weber, lui, patiente depuis 32 jours et a raté les 16 derniers matchs du Canadien.

On le dit souvent, le Canadien de 2013, une équipe de 1re place jusqu'ici, n'est pas le groupe en perdition de 2011-2012. Ce qui signifie que les changements sont rares.

Ajoutez à cela le fait que le groupe de défenseurs est resté en parfaite santé et vous avez tous les ingrédients pour que les réservistes trouvent le temps long.

Le bilan médical sans tache à la ligne bleue du CH s'est toutefois assombri cette semaine avec la commotion cérébrale de Raphael Diaz, ce qui a ouvert la porte à un retour de Kaberle, mercredi, à Toronto.

« Ç'a fait du bien de revenir, a mentionné le défenseur tchèque, vendredi, à la sortie de l'entraînement. Ça faisait longtemps. On n'aime pas voir des joueurs se blesser, mais la saison est longue, le calendrier est difficile. On a huit défenseurs prêts à jouer à tout moment. Il faut juste travailler fort et attendre sa chance. »

Kaberle n'a pas mal paru à son retour, passant près de 15 minutes sur la patinoire. Sans être une menace offensive, il s'est bien intégré dans un système où l'adversaire peine à obtenir des chances de marquer. Il a fini la soirée avec un différentiel de +1.

« Tu essaies de garder les choses simples, ne pas tenter de jeux compliqués et faire des présences courtes, a-t-il répondu, lorsque questionné sur la difficulté de jouer après une si longue absence. L'équipe a bien joué en général. »

Le prochain défi pour Kaberle sera de se rétablir au sein des six premiers défenseurs de l'équipe même avec Diaz en santé. Mais avec l'éclosion de Diaz, la bonne chimie du duo d'Andrei Markov et Alexei Emelin, des intouchables comme Josh Gorges et P.K. Subban et l'étonnante forme du vétéran Francis Bouillon, la tâche semble impossible.

« On ne sait pas quand Diaz va revenir, mais c'est à Kaberle de profiter de cette chance pour jouer du bon hockey », a simplement répondu Michel Therrien.

S'il ne parvient pas à refaire sa place (ou s'il n'est pas échangé), Kaberle pourrait représenter un candidat de choix au rachat « gratuit » (sans impact sur le plafond salarial) de contrat auquel Marc Bergevin aura droit une fois l'été venu.

D'ici là, Kaberle se contentera de célébrer son 35e anniversaire de naissance samedi soir, lors du passage à Montréal des Penguins de Pittsburgh.

Weber en attente

Si Therrien n'a pas affiché un grand enthousiasme au sujet de Kaberle, il a offert une réponse carrément glaciale au sujet de Weber et de la possibilité de l'insérer dans la formation pour la première fois depuis le 27 janvier. On a eu droit à un « on verra » rempli d'amour...

Weber, lui, refuse de faire des vagues avec sa situation, même si le fait que Kaberle lui ait été préféré pour remplacer Diaz en dit long sur sa place dans la hiérarchie des arrières du Tricolore.

« Le camp était court, on n'a pas eu le temps de tenter des expériences, donc ils y ont seulement été avec ce qu'ils croyaient bien, a résumé le Suisse de 24 ans, qui a participé à un seul match cette saison. Et personne ne mérite de sortir de la formation, on joue bien. Mais le fait que je sois encore ici est bon signe, ça montre que l'équipe tient à moi. »

Weber deviendra joueur autonome avec compensation à la fin de la saison, à moins qu'une équipe à la recherche de profondeur à la ligne bleue fasse signe à Bergevin.

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