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Les pourparlers FMI-Tunisie tributaires de la formation d'un gouvernement

01/03/2013 09:28 EST | Actualisé 01/05/2013 05:12 EDT

Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué vendredi que les pourparlers sur un plan d'aide de "précaution" de 1,78 milliard de dollars à la Tunisie ne seraient conclus qu'une fois le nouveau gouvernement formé.

"Nous ferons à nouveau le point sur la situation lorsque le nouveau gouvernement sera formé et son mandat défini", a déclaré à l'agence officielle tunisienne TAP le chef de la mission du FMI pour la Tunisie, Amine Mati.

"Une fois cela établi, nous évaluerons le meilleur moyen d’aider la Tunisie à réaliser ses objectifs qui visent à générer une croissance plus inclusive et à réduire le chômage", a-t-il ajouté.

Le chômage et la misère, facteurs-clés de la révolution de 2011, sont au coeur de nombre conflits sociaux en Tunisie.

Le FMI avait annoncé le 4 février qu'un accord allait intervenir dans "les prochaines semaines" pour l'octroi à la Tunisie de l'aide de 1,78 md USD, destinée à soutenir la "transition" du pays et l'aider à faire face à d'éventuels "chocs" extérieurs.

Mais deux jours plus tard, l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd a plongé le pays dans sa pire crise politique depuis la révolution, culminant avec la démission du Premier ministre Hamadi Jebali le 19 février.

Le ministre de l'Intérieur, Ali Larayedh, a été chargé de former un nouveau cabinet avant le 8 mars. Si les islamistes d'Ennahda, principale force politique du pays, ont accepté de faire des concessions en annonçant renoncer aux ministères régaliens, les pourparlers n'ont toujours pas abouti.

Les agences de notation Standard and Poor's et Moody's ont depuis dégradé la note de la dette souveraine de la Tunisie.

alf/tg/tp

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