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Le pétrole ouvre en baisse à New York, dans un marché redoutant le risque

01/03/2013 09:42 EST | Actualisé 01/05/2013 05:12 EDT

Le pétrole a ouvert en baisse vendredi à New York, dans un marché redoutant l'entrée en vigueur dans la journée de coupes budgétaires drastiques aux Etats-Unis, premier consommateur de pétrole au monde, et digérant un indicateur préoccupant en Chine.

Vers 14H25 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril reculait de 1,39 dollar à 90,66 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), évoluant à des niveaux plus vus depuis fin décembre.

Les cours de l'or noir sont plombés vendredi par "une tendance à la réduction des risques sur le marché après un début d'année en fanfare", a estimé Rich Ilczyszyn, de iiTrader, et, dans cet environnement, "beaucoup de courtiers se débarrassent de leurs paris à la hausse".

Les opérateurs craignaient d'une part les effets sur la croissance des Etats-Unis de l'entrée en vigueur vendredi de coupes budgétaires de grande envergure, de quelque 85 milliards cette année, faute d'un accord au Congrès pour les éviter.

Le Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde jeudi contre l'impact de ces coupes budgétaires, qui pourraient selon lui, dans la durée, coûter 0,5 point de pourcentage de croissance au pays et affecter l'économie mondiale.

D'autre part, une salve d'indicateurs "peu brillants", de la Chine à la zone euro, ont accentué "ce trébuchage et décrochage du marché du brut", a souligné Matt Smith, de Schneider Electric.

En Chine, la production manufacturière est tombée à son plus bas niveau en cinq mois en février, n'affichant une progression que marginale, selon un indicateur publié vendredi par le gouvernement, ce qui inquiétaient les opérateurs sur les perspectives de croissance du deuxième consommateur de brut au monde.

L'annonce d'une nouvelle contraction de l'activité du secteur manufacturier en février dans la zone euro et de la hausse du taux de chômage dans la région à un niveau record, à 11,9% en janvier, ont également fortement pesé sur le moral du marché.

Dans ce contexte, le dollar a repris de la vigueur, "car il est perçu comme une valeur refuge dans un environnement risqué", ce qui intensifiait la chute des cours de brut, libellés dans cette devise, a expliqué M. Ilczyszyn.

En effet, une hausse du billet vert rend moins intéressants les achats de brut pour les acheteurs munis d'autres monnaies.

ppa/ved/are

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