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Deux enfants morts de la méningite : la famille d'une des victimes s'interroge

01/03/2013 04:55 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT

La mort de deux enfants de 5 ans et 22 mois des suites d'une méningite à quelques jours d'intervalle à Lévis suscite des interrogations auprès de la famille d'une des deux victimes.

Les deux enfants fréquentaient deux installations différentes du CPE Vire-Crêpe de Lévis. Sébastien, 5 ans, a succombé à une infection à streptocoque la semaine dernière tandis que Caleb, 22 mois, a été foudroyé par une méningite à méningocoque dans la nuit de mardi à mercredi.

Le père du petit Caleb se demande si le personnel de l'urgence du Centre Paul-Gilbert de Charny a fait ce qu'il fallait pour sauver son enfant.

Joint par Radio-Canada, il a raconté s'être présenté lundi dernier, vers 15 h, à l'urgence du Centre Paul-Gilbert de Charny avec son enfant, qui souffrait d'une fièvre qui atteignait 39,9 degrés.

Après avoir examiné le bambin, les médecins lui ont prescrit des médicaments pour tenter de soulager sa fièvre élevée et l'ont renvoyé chez lui.

Or, quelques heures plus tard, la santé de l'enfant s'est dégradée. Ce dernier souffrait de vomissements et de rougeurs. Le père de l'enfant s'est alors présenté en soirée à l'Hôtel-Dieu de Lévis, avant d'être transféré au Centre mère-enfant du Centre hospitalier universitaire de Québec, où il est décédé.

Faut-il conclure que les autorités de l'urgence du Centre Paul-Gilbert auraient dû garder l'enfant en observation? Pas forcément, dit le Dr Christian Fortin, médecin à la clinique La Cité médicale de Sainte-Foy.

Ce dernier tient à rappeler que le genre de méningite auquel a été confronté l'enfant de 22 mois évolue très rapidement.

« On peut examiner un enfant, on ne trouve pas de cause à sa température et dans les heures qui suivent, l'état de l'enfant peut se détériorer. Il peut y avoir des signes, à ce moment-là, que c'est une infection envahissante et là, c'est sûr que c'est une urgence médicale, il faudrait que les parents reconsultent immédiatement, mais malheureusement, dans certains cas, c'est comme trop tard et le taux de mortalité dans ce type d'infection est aussi très élève », affirme le Dr Christian Fortin.

La direction du Centre Paul-Gilbert n'a pas voulu commenter le dossier.

Le père du petit Sébastien se dit quant à lui très satisfait des soins obtenus.

De son côté, l'Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches continue de se faire rassurante en disant qu'il ne s'agit pas d'une épidémie ni d'une recrudescence de la méningite.

Chaque année, environ quatre cas de méningite à méningocoque sont signalés à la direction de santé publique de Chaudière-Appalaches. Il s'agit d'une maladie qui touche le plus souvent les enfants.

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