Au terme de quatre jours de témoignage, Nicolo Milioto aura finalement rejeté du revers de la main l'ensemble des allégations qui pesaient contre lui, hormis quelques bouteilles de vin et de menus services rendus.

L'homme décrit par plusieurs témoins devant la commission comme un intermédiaire entre le clan mafieux Rizzuto et des entrepreneurs en construction nie tout.

L'ex-propriétaire de Mivela Construction nie être lié à la mafia, avoir récolté le pizzo auprès d'entrepreneurs, fait de la collusion, des menaces, de l'extorsion ou corrompu des fonctionnaires de la Ville de Montréal. Il nie, pour l'essentiel, les allégations faites devant la commission Charbonneau par Luc Leclerc, Michel Cadotte, Michel Leclerc, Michel Lalonde et Martin Dumont, duquel il dit : « je le jure devant Dieu, je le connais pas ».

L'homme, qui a affirmé avec aplomb, plus d'une fois, n'avoir jamais fait de financement politique, a tout au plus acheté quelques billets pour des cocktails d'Union Montréal, sinon pour le PLQ et le PQ, tout en échangeant cependant pas moins de 81 coups de fil avec Bernard Trépanier, l'argentier d'Union Montréal.

Milioto nie avoir corrompu des fonctionnaires montréalais avec de l'argent

Interrogé jeudi sur des pots-de-vin qu'il aurait pu donner à des fonctionnaires de la Ville de Montréal en échange de faveurs, M. Milioto a affirmé, comme il l'aura fait à plusieurs reprises, n'avoir « jamais donné d'enveloppe [d'argent] à personne ».

La procureure Sonia Lebel le questionnait alors sur ses relations avec Luc Leclerc, un ingénieur de la Ville qui a supervisé la surveillance de 17 de ses chantiers et admis avoir reçu de lui des pots-de-vin, mais aussi sur ses contacts avec son supérieur, Gilles Vézina, ainsi qu'avec le grand patron des travaux publics à la Ville, Robert Marcil.

Nicolo Milioto a confirmé avoir offert divers avantages, à ses yeux mineurs, à M. Leclerc, comme des bouteilles de vin, des repas et des billets pour le tournoi de golf de l'Association Cattolica Eraclea. Il a aussi admis lui avoir donné un coup de pouce pour couler du béton à son domicile.

M. Milioto a cependant défendu ces façons de faire. Faire gracieusement des travaux chez Luc Leclerc n'était rien d'autre qu'un « petit plaisir, une petite faveur », soutenant qu'il est « exagéré » de dire que ces avantages pouvaient « acheter » quelqu'un.

L'homme d'affaires a aussi dit qu'il pouvait inviter Luc Leclerc ou d'autres ingénieurs ayant les mêmes fonctions à manger au restaurant pour régler des affaires courantes.

Il a convenu que Luc Leclerc et lui pouvaient s'entendre pour couper la poire lorsqu'un différend sur du mesurage au chantier survenait, et ce, sans que le surveillant de chantier soit impliqué.

Milioto et la conciliation travail-famille

La procureure Lebel a montré, preuves à l'appui, que Luc Leclerc a appelé Nicolo Milioto à 109 reprises entre mai 2004 et septembre 2009. Elle s'est dite étonnée de la fréquence de ces appels, puisque Milioto avait dit plus tôt en matinée qu'il ne parlait aux ingénieurs de la Ville qu'en cas de « problèmes graves », ce qui n'arrivait pas souvent.

. « L'ingénieur peut m'appeler pour 1001 raisons », a-t-il plaidé. « C'est normal qu'un ingénieur parle à un entrepreneur ». Il s'est plaint que la procureure Lebel « extrapolait des choses » à partir des appels téléphoniques, et que cela était « inacceptable ».

Nicolo Milioto a confirmé qu'il avait déjà offert des bouteilles de vin à Gilles Vézina et à Robert Marcil et qu'il les avait invités au restaurant.

« On a besoin de relations avec tout le monde quand on travaille quelque part. » — Nicolo Milioto

L'homme d'affaires dit qu'il pouvait appeler Gilles Vézina pour lui demander, par exemple, d'accélérer le traitement d'un contrat à la Ville.

Quant à Robert Marcil, M. Milioto soutient qu'il pouvait lui donner un coup de main pour accélérer les paiements de la Ville. Il dit l'avoir déjà invité au restaurant pour discuter de ça, mais a nié qu'il mangeait souvent avec lui, comme l'a dit l'entrepreneur Michel Leclerc. Le propriétaire de Terramex est un « gros menteur », a-t-il lancé.

La procureure Lebel a par ailleurs révélé que MM. Vézina et Marcil avaient tous deux été invités au mariage d'Elena Milioto, l'une des cinq filles du témoin. Le témoin, qui venait de décrire les deux hommes comme des « relations d'affaires », n'a pu donner d'explication claire à ce sujet.

La procureure Lebel a aussi affirmé que sa fille Katerina Milioto, ex-employée à la Ville, avait admis aux enquêteurs de la commission, le 12 octobre dernier, qu'il lui arrivait d'appeler son père « en cachette » lorsqu'elle entendait qu'il y avait un problème sur un de ses chantiers. Milioto a dit qu'il ne souvenait pas d'avoir reçu un tel appel.

Interrogé sur la possibilité que Robert Marcil soit celui qui a fait l'entrevue d'embauche de Katerina Milioto, le témoin a dit ne pas savoir. M. Marcil et Mme Milioto travaillent tous deux pour la firme de génie SM depuis leur départ de la Ville.

Nicolo Milioto a aussi confirmé qu'il a mangé au club privé 357c en compagnie de Gilles Vézina et Paolo Catania. Les trois hommes étaient accompagnés de leur épouse. « Je ne pense pas que c'est un crime de manger trois personnes ensemble avec les femmes », a-t-il commenté, après avoir dit que c'est Paolo Catania qui avait fait les invitations, lui -même n'étant pas membre du club. Gilles Vézina a plutôt dit qu'il avait été invité par Nicolo Milioto.

Nicolo Milioto a aussi révélé qu'il s'était constitué une liste comprenant les numéros de téléphone des surveillants de chantier ou des ingénieurs chargés de projets avec lesquels il a fait affaire à la Ville de Montréal. La commission lui a ordonné de la produire, avec l'ensemble du livre dans lequel ces informations sont consignées.

Le témoin a quelque peu vacillé à ce sujet. Il a d'abord dit que la liste était officielle, avant de dire qu'il l'avait constituée. Il a aussi dit, dans un premier temps, qu'elle contenait les noms de tous les gens en fonction, même ceux qui n'avaient pas travaillé sur ses projets, avant de se rétracter, en prétextant s'être « mal exprimé ».

Lorsqu'on l'a sommé de produire la liste, il a pris soin de noter qu'elle était en Italien et qu'il y avait « beaucoup de choses effacées ». « J'aimerais que vous n'effaciez rien du tout », a rétorqué la commissaire Charbonneau. « Je vous l'ordonne ».

Milioto nie les allégations de financement politique

La procureure Lebel a aussi interrogé le témoin sur ses activités de financement politique, et plus particulièrement sur ses liens avec Bernard Trépanier. Le témoin a confirmé qu'il connaissait celui qui a été l'argentier d'Union Montréal.

M. Trépanier, a-t-il dit, l'appelait seulement que pour lui vendre des billets pour des activités de financement politique d'Union Montréal. Il dit qu'il avait l'habitude d'assister à quelques évènements du genre par année, sans plus.

La procureure Lebel lui a alors présenté un registre téléphonique démontrant que Bernard Trépanier l'a appelé 81 fois entre juin 2005 et août 2009. La procureure Lebel et les commissaires Lachance et Charbonneau s'en sont étonné.

Le témoin a néanmoins maintenu sa version des faits. Il a hasardé que Trépanier était peut-être malchanceux et aboutissait dans sa boîte vocale. Il a démenti que les appels étaient courts parce qu'il craignait d'être sous écoute électronique.

Nicolo Milioto a également démenti toutes les allégations faites à son endroit par Martin Dumont, qu'il a décrit comme un « menteur professionnel ». L'entrepreneur affirme qu'il n'avait jamais vu « sa face » avant son témoignage à la commission . Il a d'ailleurs reconnu que le témoignage de l'ex-organisateur politique d'Union Montréal l'avait « enragé ».

« M. Dumont, je le jure devant Dieu, je le connais pas. » — Nicolo Milioto

Il a par conséquence nié lui avoir remis une enveloppe contenant 10 000 $ en argent comptant lors d'une activité de financement organisée en novembre 2004 ou l'avoir menacé de mort en juin 2007. « Faudrait pas que tu te retrouves dans mes fondations de trottoirs », aurait alors dit M. Milioto, selon M. Dumont.

M. Milioto a par ailleurs nié avoir versé 25 000$ à Vision Montréal en prévision des élections de 2009, à la demande de l'organisateur Michel Petit, comme l'a soutenu Michel Lalonde dans son témoignage.

Nicolo Milioto a aussi nié avoir réclamé une « cote . » à des entrepreneurs pour faire du financement politique, comme l'on soutenu les entrepreneurs Michel Leclerc et Lino Zambito.

M. Zambito avait affirmé que les membres du cartel des égouts devaient verser à M. Milioto un pot-de-vin de 3 %, destiné au parti du maire Tremblay, à compter de 2005-2006. Pour sa part, L'entrepreneur Michel Leclerc, qui faisait de la sous-traitance pour les collusionnaires, avait aussi dit avoir versé 3 % de la valeur des contrats obtenus à Nicolo Milioto « pour la politique ».

« Avez-vous déjà chargé une cote à un entrepreneur pour le politique? Personne. Vous n'avez jamais collecté des « cotes » à personne? Pour aucune raison. » — M. Milioto répond aux question de Me Lebel

M. Milioto a aussi démenti avoir fait de la collusion dans l'aménagement des parcs, comme l'a aussi soutenu Michel Leclerc. Ce dernier avait expliqué en novembre qu'un système avait été mis en place pour les contrats dans ce domaine au milieu des années 2000 et que cela avait fonctionné pendant deux ou trois ans.

Les allégations de Michel Cadotte démenties

Nicolo Milioto a aussi été interrogé sur les allégations lancées à son endroit par le représentant du fournisseur de tuyaux Ipex, Michel Cadotte. Ce dernier avait raconté que M. Milioto lui avait demandé un pot-de-vin 150 000 $ à l'automne 2006 pour récompenser trois employés de la Ville. Ipex avait refusé.

Nicolo Milioto a reconnu avoir rencontré Michel Cadotte à deux reprises au printemps ou à l'été 2006, mais seulement parce qu'il songeait à faire des travaux d'aqueducs et qu'il voulait s'informer du prix des tuyaux d'IPEX. Or, il aurait abandonné son projet peu après l'avoir rencontré pour obtenir des prix, affirme-t-il.

Le PDG de Génius Michel Lalonde avait aussi soutenu que Nicolo Milioto avait été complice dans un stratagème de faux extras, mais cet aspect n'a pas été abordé par la commission. Mivela, avait dit M. Lalonde, pouvait verser 25 % des faux extras que Génius lui avait consentis sur certains contrats. L'argent servait à faire du financement politique.

Différence de vues sur le chiffre d'affaires de Mivela

La procureure Lebel a aussi profité de la matinée pour présenter des tableaux recensant les différents contrats obtenus par Mivela Construction entre 2002 et 2011, tant à la ville centre que dans les arrondissements. Le tableau, constitué à partir de données fournies par la Ville, montre que Mivela a raflé des contrats totalisant 94 millions de dollars.

La procureure Lebel a souligné que la valeur des contrats obtenus par Mivela avait commencé à augmenter à compter de 2006 et que cela coïncidait avec une augmentation significative des contrats que lui a accordés la ville-centre. Le témoin n'a pu expliquer pourquoi, se contentant de dire qu'il a « fait sa chance ».

Nicolo Milioto a cependant contesté ces chiffres.« Je ne suis jamais arrivé à 22 millions, je peux vous le confirmer », a-t-il dit.« De mémoire, j'ai jamais fait plus que 11 millions en chiffre d'affaires ».

L'entrepreneur a justifié cet écart en disant qu'il lui était arrivé de décrocher des contrats qu'il a finalement donnés en sous-traitance, une situation qui ne se répercute pas dans les données de la Ville. Il s'est du coup engagé à fournir ses livres de comptabilité à la commission.

La procureure Lebel lui a demandé s'il n'avait pas décidé de rafler des contrats pour mieux décider de leur répartition par la suite. Nicolo Milioto a nié une fois de plus.

Les trottoirs à Montréal, une affaire toute sicilienne

Mercredi, Nicolo Milioto a formellement démenti avoir formé un cartel des trottoirs avec les entreprises BP Asphalte, Pavages CSF, ATG et TGA pour faire main basse sur les contrats de trottoirs octroyés par la Ville de Montréal entre 1996 et 2011. Il a nié l'existence d'une entente pour se partager les contrats et fermer le marché, avec l'appui de la mafia.

Des tableaux de données compilées par la commission Charbonneau à partir d'informations fournies par la Ville de Montréal montrent que les cinq entreprises ont bel et bien raflé la grande majorité des appels d'offres publics lancés par la métropole au cours de cette période.

La procureure en chef, Me Sonia Lebel, a noté que les propriétaires de ce ces entreprises sont tous directement ou indirectement originaires de Cattolica Eraclea - le village natal de Nicolo Rizzuto père - et qu'ils fréquentaient tous le café Consenza, le repaire du clan Rizzuto.

Nicolo Milioto n'y voit cependant rien qui explique leur succès en affaires.

L'analyse d'André Cédilot sur Milioto et la mafia

« Le tableau (ci-bas) d'hier, c'est le point fort de la journée: c'est aussi important ce tableau-là que les vidéos (du Consenza) pour nous faire les liens avec la mafia. C'est clair maintenant, selon moi, qu'il y a un système de collusion et que ce système est relié à la mafia », a soutenu, sur les ondes de RDI, le journaliste spécialisé en crime organisé, André Cédilot.

« Que M. Milioto a des liens avec la mafia, ça c'est sûr, qu'il est un mafieux lui-même, ça, c'est moins sûr, mais chose certaine, dans la façon dont fonctionne la mafia, il fait partie des associés ».

REVIVEZ LE TÉMOIGNAGE DE NICOLO MILIOTO
Loading Slideshow...
  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)