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Syrie: l'explosion d'une voiture piégée fait une trentaine de morts à Damas (PHOTOS)

21/02/2013 07:31 EST | Actualisé 21/02/2013 07:33 EST
AP/SANA
This photo released by the Syrian official news agency SANA, shows Syrian security agents carrying a body following a huge explosion that shook central Damascus, Syria, Thursday, Feb. 21, 2013. A car bomb shook central Damascus on Thursday, exploding near the headquarters of the ruling Baath party and the Russian Embassy, eyewitnesses and opposition activists said. (AP Photo/SANA)

Au moins 31 personnes ont péri jeudi dans un attentat à la voiture piégée près du siège du parti Baas au pouvoir dans le centre de Damas, selon une ONG syrienne.

Les médias officiels syriens ont fait état d'un "grand nombre" de morts et de blessés civils dans l'attaque survenue le matin dans le quartier de Mazraa, sans fournir un bilan précis.

"Au moins 31 personnes ont été tuées et des dizaines blessées dans l'attentat. La plupart sont des civils", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers le pays.

L'agence officielle syrienne Sana a affirmé que "l'explosion terroriste a causé la mort et a blessé un grand nombre de civils et fait d'importants dégâts matériels", en reprenant la terminologie officielle qui désigne les rebelles par "terroristes".

Pour sa part, la télévision d'Etat a parlé d'un attentat suicide et précisé que des enfants figuraient parmi les blessés, "une école se trouvant à proximité" du lieu de l'explosion.

Des images diffusées par la télévision officielle d'informations en continu Al Ekhbariya montraient plusieurs voitures détruites et en feu, dont une totalement retournée, une épaisse fumée noire et au moins deux corps d'hommes ensanglantés gisant par terre, vraisemblablement morts.

Les pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes. L'explosion a également endommagé les immeubles alentour.

Un policier sur place a indiqué que la voiture piégée avait explosé sur la Place du 16 novembre, près de la mosquée al-Imane où se trouve le siège du parti Baas, au pouvoir en Syrie depuis un demi-siècle.

"C'est du terrorisme (...) c'est ça que vous appelez islam?" fulmine un blessé interrogé à la télévision syrienne.

"C'est ça la liberté qu'ils veulent? C'est ça l'Armée syrienne libre (ALS)?" dit un autre homme, interrogé sur le lieu de l'attentat. L'ALS est la principale composante de la rébellion.

La journaliste de l'AFP qui s'est rendue sur place a entendu la sirène des ambulances et des tirs d'armes automatiques, alors que les routes étaient bloquées.

Selon l'OSDH, deux autres voitures piégées ont explosé à proximité de deux postes des services de sécurité dans la quartier de Barzé, dans le nord de la capitale.

Plusieurs attentats meurtriers ont frappé la capitale syrienne, visant notamment les bâtiments gouvernementaux, de renseignements ou de la sécurité ces derniers mois, dont plusieurs ont été revendiqués par les rebelles islamistes.

Le dernier attentat à la voiture piégée à Damas remonte au 4 janvier, quand 11 personnes dont des enfants ont été tuées dans un quartier du nord de la capitale.

La Syrie a basculé dans la guerre civile après la militarisation du mouvement de contestation violemment réprimé par le régime depuis son lancement en mars 2011. Les combats opposent désormais les soldats à des déserteurs aidés par des civils ayant pris les armes mais aussi des jihadistes venus de l'étranger. Le conflit a fait plus de 70.000 morts selon l'ONU.

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