L'Office québécois de la langue française (OQLF) a reconnu un excès de zèle, mercredi soir, après avoir été l'objet de nombreuses critiques concernant l'inspection du menu d'un restaurant italien à Montréal.

Les inspecteurs de l’OQFL ont contacté Massimo Lecas, propriétaire du Buonanotte sur le boulevard Saint-laurent, à la suite de la réception d’une plainte écrite, indique la journaliste Laura Casella sur le site web de la radio CJAD.

Ils ont reproché au restaurateur d’avoir imprimé les mots «pasta», «bottiglia», ou encore «antipasto» sur ses menus, sans que ceux-ci soient accompagnés d’une traduction en français, écrite dans une police de caractère de taille équivalente à celle des termes en italien.

Au départ, Massimo Lecas a cru à une blague, avant de se raviser. Le courrier lui indiquait qu’il devait aussi traduire les mots «calamari» et «meatball», sous peine de sanctions.

En revanche, l'OQLF laisse passer des termes comme «vino bianco», «vino rosso», «uve» (raisin), et «sommario» (résumé), souligne Le journal de Montréal.

Contacté auparavant par Laura Casella, un porte-parole de l’OQFL avait rappelé que tous les mots en langues étrangères doivent être traduits sur les menus des restaurants. «D’autres langues peuvent figurer sur les menus, mais elles ne doivent prédominer sur le français», avait précisé Martin Bergeron.

L'OQLF affirme maintenant qu'elle prendra en considération le caractère italien du restaurant et la présence de spécialités étrangères sur le menu.

Quand on lui a demandé s’il ne trouvait pas exagéré d’exiger la traduction du mot «pasta», le ministre Jean François Lisée a répondu par l’affirmative, rapporte CBC.

Elle aussi sollicitée, la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane de Courcy, s’était dite «surprise» par cette affaire.

Loading Slideshow...
  • Camille Laurin lors de son entrée à l'Assemblée nationale, le 27 avril 1977, jour où il déposa son projet de loi sur la langue française.

  • Un vétéran de la Seconde guerre mondiale proteste contre la Loi 101.

  • Camille Laurin appose un badge YES sur le veston de René Lévesque, lors de la campagne du référendum sur l'indépendance du Québec en février 1980.

  • Camille Laurin s'adresse au caucus du PQ lors du 20ème anniversaire de la Loi 101, célébré le 26 août 1997.

  • Un restaurateur montréalais montre les sous-bock en anglais qui lui ont valu, en mars 2000) d'être réprimandé par les inspecteurs de l'Office de la langue française.

  • Gilles Duceppe, Louise Harel et Pauline Marois en tête de la manifestation montréalaise organisée le 26 août 2007, pour les 30 ans de la Loi 101.

  • Des partisans de la Loi 101 manifestent pour la défense de la Charte de la langue française, le 26 août 2007 à Montréal.

  • Un défenseur du Québec francophone, lors de la manifestatiom organisée pour les 30 ans de la Loi 101.

  • Le premier ministre Jean Charest, le 3 juin 2010, lors d'un débat houleux à l'Assemblée nationale portant sur une décision de la Cour supérieure qui a autorisé les enfants de neuf familles à fréquenter une école anglophone.

  • Pauline Marois, le 3 juin 2010, lors d'un débat houleux à l'Assemblée nationale portant sur une décision de la Cour supérieure qui a autorisé les enfants de neuf familles à fréquenter une école anglophone.

  • L'édifice de l'Office québécois de la langue française, à Montréal, porte le nom du père de la Loi 101.

  • Le député indépendant, et ex-péquiste, Pierre Curzi présente, le 27 mai 2012, un projet de loi visant à modifier la Charte de langue française qui élargirait la portée de ses dispositions.

  • La ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, a présenté le 5 décembre 2012 un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/05/modification-loi-101_n_2243301.html">projet de loi visant à modifier la Loi 101</a>, et notamment à inclure l'usage du français Charte québécoise des droits et libertés.