Nicolo Milioto, soupçonné d'être un intermédiaire entre des entrepreneurs en construction et le clan mafieux Rizzuto, persiste à nier toute connaissance de la mafia et de la taxe qu'elle perçoit auprès de commerçants, le « pizzo ».

« C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a rapidement demandé la procureure en chef Sonia Lebel en début de journée « Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza.

L'ex-président de Mivela, une enteprise spécialisée dans les trottoirs, soutient que tout ce qu'il connaît de la mafia lui vient des journaux, sans plus. Quant au « pizzo », il dit en avoir vaguement entendu parler à la campagne, en Italie.

Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto père, pas plus que de celles des lieutenants du clan Rizzuto - Paolo Renda, Rocco Sollecito, Frank Arcadi, Francesco Del Balso et Lorenzo Giordano. Il dit avoir croisé certains d'entre eux au café Consenza, mais a dit ne pas savoir ce qu'ils faisaient dans la vie.

La procureure a demandé à M. Milioto s'il n'aurait pas mieux fait de ne pas fréquenter le café Consenza, sachant ce que les journaux rapportaient, notamment, du procès et de la condamnation pour meurtre de Vito Rizzuto aux États-Unis. Il ne voit cependant pas de problème.

« Ce que les autres personnes font, ce n'est pas mes affaires [...] pour moi, le monde est tout pareil. Moi, le monde c'est fait de respect : vous me respectez, je vous respecte; vous me maltraitez, je peux vous maltraiter de la même façon. » — Nicolo Milioto

Nicolo Milioto nie par ailleurs avoir ramassé une ristourne de 2,5 % sur des contrats attribués par la Ville de Montréal pour la mafia, comme l'a dit l'ex-propriétaire d'Infrabec, Lino Zambito, lors de son témoignage.

La procureure Lebel a également interrogé le témoin sur d'autres entrepreneurs spécialisés dans les trottoirs à Montréal, soit Joe Borsellino de PB Asphalte, Alex Sciascia, d'ATG, Domenico Cammalleri de Pavages CSF, Joey Piazza de TGA, Franco Cappelo d'Excavations Super, et Michel Leclerc de Terramex.

Les entrepreneurs dans ce secteur sont fortement soupçonnés de s'être adonnés à la collusion pour se répartir des contrats publics de la Ville de Montréal.

Là encore, le témoin n'a rien révélé de significatif. Il a dit connaître ces entrepreneurs, et a souligné qu'il empruntait parfois de l'équipement à certains d'entre eux. Il a nié avoir d'autres liens d'affaires avec eux.

La commissaire Charbonneau se fâche

La procureure Lebel l'a ensuite longuement interrogé sur l'échange d'argent qui s'est produit entre le témoin et Lino Zambito d'Infrabec au café Consenza le 24 décembre 2005.

Nicolo Milioto a répété qu'il n'avait fait que rendre service à Lino Zambito et qu'il avait remis l'argent à Rocco Sollecito, en lui précisant que l'argent était destiné à Nicolo Rizzuto père.

L'homme d'affaires a dit qu'il faisait confiance à M. Sollecito, parce qu'il est Italien, et ce, même s'il dit n'avoir aucune idée de ce qu'il faisait dans la vie. La procureure Lebel a noté qu'il avait pourtant caché l'argent de Zambito dans ses chaussettes peu avant, alors que la fête de Noël du Consenza se déroulait entre Italiens.

La procureure Lebel a alors demandé au témoin le nom de deux autres personnes présentes ce jour-là à qui il aurait pu faire confiance. Le témoin a refusé de répondre à cette question.

La commissaire France Charbonneau a alors tancé le témoin : « Vous n'avez pas à décider de la pertinence des questions », lui a-t-elle lancé. « Nous allons suspendre maintenant, et je vais dire à votre avocat de vous expliquer ce qu'est un outrage au tribunal, et ce qu'est une accusation de parjure », a-t-elle ajouté.

« Après la pause, vous devrez répondre aux questions! »

Le témoin a finalement dit qu'il n'aurait fait confiance à « personne d'autre » que Rocco Sollecito. La séance a ensuite été suspendue pour la pause.

Milioto interrogé sur des vidéos filmées au Consenza

Après la pause, le jeu du chat et de la souris a néanmoins repris, alors que la procureure Lebel a présenté plusieurs autres vidéos filmées au Consenza lors de l'opération Colisée en 2004 et en 2005. On y voit entre autres Nicolo Milioto remettre de l'argent à Rocco Sollecito.

Ces vidéos étaient la pièce maîtresse du témoignage livré par l'enquêteur de la commission Eric Vecchio en septembre dernier.

Sommé de s'expliquer, le témoin a repris son explication de la veille : il s'agissait soit d'argent provenant de la vente de billets pour des événements organisés par l'association Cattolica Eraclea, soit de l'argent que Lino Zambito lui avait demandé de remettre à Nicolo Rizzuto père.

Dans certaines vidéos, on voit cependant que Nicolo Milioto remet de l'argent à Rocco Sollecito, même en présence du défunt patriarche du clan mafieux. Interrogé à ce sujet, il a argué dans un cas que Rizzuto père était au téléphone; dans un autre, il a plaidé que Sollecito était tout simplement plus proche de lui.

Le témoin n'a pas bronché lorsque la procureure a suggéré qu'il agissait de la sorte pour une question de hiérarchie au sein de l'organisation.

Une des vidéos montre en outre que Rocco Sollecito fait des piles d'argent. La procureure lui a demandé à quoi cela pouvait bien rimer. Le témoin a alors suggéré que d'autres personnes avaient peut-être avancé de l'argent à Lino Zambito. « Ça se fait entre Italiens [...]. On avance dans la vie comme ça », a-t-il plaidé.

En fin de matinée, la procureure Lebel a présenté une autre vidéo dans laquelle on voit Milioto, Sollecito et Rizzuto père compter de l'argent. Les hommes font sept piles; Nicolo Miloto en prend cinq et les glisse dans ses chaussettes.

Le témoin a dit ne pas savoir pourquoi il avait agi de la sorte. Il a avancé que Nicolo Rizzuto lui avait possiblement prêté de l'argent, peut-être pour le mariage ou les fiançailles d'une de ses filles, ou pour une maison qu'il s'était fait construire à Laval peu auparavant.

Il avait déjà évoqué avoir emprunté quelques milliers de dollars à Nicolo Rizzuto pour le mariage d'une de ses filles.

Lorsque la procureure lui a demandé pourquoi il emprunterait de l'argent au parrain de la mafia plutôt qu'à la banque, Nicolo Milioto a répondu que cela pouvait se faire pour des prêts « sans intérêts » à court terme.

La procureure y est alors allée d'une tirade bien sentie, qui résumait bien le témoignage livré jusqu'ici par le témoin.

« Vous ne parlez pas d'affaires avec M. Rizzuto, vous ne savez pas ce qu'il fait dans la vie, vous ne savez pas comment il se procure son argent, vous ne savez pas pourquoi M. Zambito lui en donne, pourquoi il lui en devrait, vous ne savez pas qui est M. Sollecito, vous ne savez pas sa relation avec M. Rizzuto, vous ne savez pas c'est quoi la mafia, le pizzo c'est une légende urbaine pour vous, vous avez la capacité d'emprunter à la banque, vous ne parlez de rien quand vous jouez aux cartes mais vous êtes capable de lui faire suffisamment confiance pour lui emprunter 25 000 $ alors que vous êtes président d'une compagnie qui fait 5 millions de chiffre d'affaires, et cela pour sauver quelques dollars d'intérêt : c'est ce que je dois comprendre ? »

« C'est plus facile », a répondu Nicolo Milioto, qui ne se laisse pas facilement démonter. « L'argent est là. Tu le demandes. Peux-tu me prêter 20, 25 000 $ pour trois mois? [...] C'est comme rendre service », a-t-il dit, en avançant que cela pouvait aussi être un retour d'ascenseur pour services rendus.

« Il vous prête 20 000 $, 25 000 $ parce que vous allez chercher du pain? », a alors répliqué la commissaire Charbonneau. Le témoin a répondu qu'il avait rendu beaucoup de service à Nicolo Rizzuto père, par exemple en allant chercher ce que lui devait Lino Zambito ou en allant à la pharmacie. « Ça se peut qu'il me rende des services aussi, pour deux mois, trois mois. Entre Italiens, on prête beaucoup ».

Il a finalement lâché : « L'argent était à lui, probablement que je lui ai demandé, et il me l'a prêté. »

Alex Sciascia remettait aussi de l'argent à Milioto

En après-midi, la procureure Lebel a présenté de nouvelles vidéos filmées au Consenza, mais qui n'avaient pas déjà été présentées à la commission. Dans une vidéo filmée le 18 avril 2006, on voit l'entrepreneur Alex Sciascia d'ATG remettre une pile d'argent à Nicolo Milioto.

Ce dernier, qui venait de dire n'avoir jamais emprunté de l'argent à quiconque autre que Nicolo Rizzuto, a une fois de plus présumé que cela devait être lié aux activités de l'Association Cattolica Eraclea, mais sans en avoir le moindre souvenir. Alex Sciascia présidait cette association à l'époque.

La procureure a noté que Nicolo Milioto avait alors mis l'argent dans ses poches, plutôt que dans ses bas. Le témoin n'a pu expliquer pourquoi il en était ainsi. Il a suggéré qu'il pouvait avoir fait cela « inconsciemment ».

Une autre vidéo montrée précédemment avait également montré les trois mêmes hommes dans le cadre d'une discussion semblant animée au Consenza. Là encore, le témoin n'avait pu que présumer qu'il était question de l'Association, même lorsque tous trois discutaient dans la pièce du fond.

Le début de la séance de l'après-midi a été marqué par une nouvelle mise en garde de la commissaire Charbonneau à l'endroit de Nicolo Milioto. « Des propos vagues et imprécis peuvent parfois être de nature d'un outrage au tribunal », l'a-t-elle prévenu. Le témoin s'est borné à répondre qu'il faisait « son possible ».

Milioto : une vie honorable

Lundi, lors de sa première journée à la barre des témoins, l'ex-président de Mivela Construction avait donné le ton à son interrogatoire : il a gagné sa vie honorablement et n'a rien à se reprocher, pas plus en ce qui concerne le fonctionnement de son entreprise que pour ses liens avec la famille Rizzuto. Il a soutenu n'être allé au Consenza que pour jouer aux cartes, boire du café et saluer des connaissances, dont le défunt patriarche du clan Nicolo Rizzuto père.

Nicolo Milioto dit avoir quitté Mivela en janvier 2012 par souci pour sa santé. Il soutient ne plus se mêler des affaires de Mivela depuis, même si son ex-associé, sa fille et ses gendres la dirigent. Il a d'ailleurs précisé qu'il n'avait plus aucun actif à son nom. Sa maison et son immeuble à logements avaient déjà été transférés à sa femme après la création de Mivela, afin qu'ils ne soient pas saisis en cas de faillite.

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  • Michel Arsenault

    L'ex-président de la FTQ a défendu son intégrité, assurant que les choix qui avaient été faits étaient les bons pour l'économie québécoise. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/28/commission-charbonneau-deuxieme-jour-de-comparution-pour-michel-arsenault_n_4680036.html" target="_blank">Il a nié les allégations de Ken Pereira</a>, notamment celle voulant qu'un Italien lui ait proposé 300 000$ pour le dossier Carboneutre. Il a aussi nié avoir donné un traitement particulier aux dossiers de Jocelyn Dupuis. Il a cependant été questionné longuement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/27/commission-charbonneau-michel-arsenault-frequente-toujours-tony-accurso_n_4673593.html" target="_blank">sur son amitié avec Tony Accurso</a>, entre autres sur un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/30/commission-charbonneau-michel-arsenault_n_4694791.html" target="_blank">cadeau luxueux</a> que ce dernier a remis à sa femme.

  • Jean Lavallée

    L'ex-président de la FTQ-Construction Jean Lavallée <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/21/jean-lavallee-commission-charbonneau_n_4636972.html" target="_blank">nie avoir fait des démarches auprès du PQ</a>, au printemps 2009, afin de le convaincre de ne pas appuyer la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. L'écoute électronique d'une conversation entre lui et l'ex-président de la FTQ Michel Arsenault laisse toutefois croire à l'existence d'un «deal» entre la FTQ et Claude Blanchet, ex-PDG du Fonds et époux de Pauline Marois. Ml Lavallée admet que Tony Accurso <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/22/commission-charbonneau-jean-lavallee-temoignage_n_4644154.html" target="_blank">l'a invité en vacances à ses frais à plusieurs reprises</a>. Il nie par ailleurs que son ami Denis Vincent soit lié aux Hells Angels. Source: Radio-Canada

  • Guy Gionet

    L'ex-PDG de la SOLIM Guy Gionet <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/14/commission-charbonneau-guy-gionet-solim_n_4595095.html" target="_blank">soutient s'être inquiété du risque</a> que posait à la réputation du Fonds la présence de certaines personnes dans des dossiers de la SOLIM. Mais Jean Lavallée lui a bien fait comprendre que son rôle de PDG se limitait à obtenir du rendement. Lavallée était en quelque sorte un «dieu» à la FTQ et au Fonds, dira Gionet. Il indique aussi que personne à la SOLIM n'a jamais eu de malaise <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/15/commission-charbonneau-guy-gionet-jean-lavallee_n_4601879.html" target="_blank">à faire affaire avec Ronnie Beaulieu</a>, un homme dont le passé criminel était pourtant bien connu. Source: Radio-Canada

  • Jocelyn Dupuis

    Jocelyn Dupuis est l'ancien directeur général du syndicat de la la FTQ-Construction. Il est en attente d'un procès pour avoir réclamé des remboursements sur la base de fausses factures et de factures gonflées. Source: Radio-Canada.ca

  • Nicodemo Milano

    L'enquêteur Nicodemo Milano analyse l'écoute électronique effectuée par la SQ dans le cadre de l'opération Diligence. Les policiers ont enregistré différents acteurs impliqués dans Carboneutre, une entreprise infiltrée par la mafia qui a tenté, en vain, d'obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Paul Sauvé

    Paul Sauvé, le patron de LM Sauvé a indiqué dans son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/23/collusion-na-pas-epargne-maconnerie-sauve_n_4152126.html" target="_blank">témoignage</a> que la maçonnerie n'a été épargnée ni par la collusion ni par l'intimidation, comme les autres domaines de la construction ciblés par la commission.

  • Benoît Ringuette

    Il est le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/17/commission-charbonneau-quand-la-mafia-cogne-aux-portes-du-fonds-de-solidarite-ftq_n_4114840.html" target="_blank">co-fondateur de Carboneutre</a> et a finalement perdu le contrôle de sa compagnie sans pour autant réussir à la vendre, se retrouvant ainsi entouré de collaborateurs dont il ignorait l'essentiel des agissements, dont notamment la présence dans l'entreprise du mafieux Raynald Desjardins, ou encore de celle de son ami Jocelyn Dupuis. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Gaétan Morin

    Gaétan Morin, le premier vice-président au développement corporatif et investissement du Fonds, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/16/abc-fonds-de-solidarite-commission-charbonneau_n_4107586.html" target="_blank">a expliqué à la commission</a> les étapes que doit maintenant traverser le dossier d'une entreprise qui souhaite obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Ken Pereira

    L'ex-syndicaliste Ken Pereira a affirmé que l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis entretenait des liens avec les Hells Angels et la mafia. Il a dû interrompre son témoignage à la suite d'une chute accidentelle au début du mois d'octobre.

  • Jocelyn Anctil

    Jocelyn Anctil, un homme d'affaire prospère et ambitieux de l'Estrie, a raconté à la commission Charbonneau comment ses entreprises ont été victimes d'une série d'incendies criminels entre 2009 et la fin 2010. Source: Radio-Canada.ca

  • Claude Asselin

    Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

  • Jean Gauthier

    Le notaire à la retraite Jean Gauthier admet, après s'être défilé malhabilement, que l'argent qu'il récoltait auprès des firmes de génie pour le PRO des Lavallois était lié à des contrats obtenus par elles à la Ville de Laval. « C'est ça, c'est pour des contrats qu'ils ont reçus », a-t-il laissé tomber, coincé sous le feu croisé du procureur Denis Gallant et de la commissaire France Charbonneau

  • Bahjat Ashkar

    L'ingénieur Bahjat Ashkar a expliqué à la commission comment il a pu prendre pied dans le marché de Laval au tournant des années 2000 en finançant le PRO des Lavallois, par l'intermédiaire du notaire Jean Gauthier, puis a expliqué son implication dans le système de collusion dans le génie mis en place en 2002.

  • Vincent Auclair

    L'ex-député libéral Vincent Auclair admet avoir reçu des mains de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt une enveloppe d'argent lors d'une rencontre en tête à tête à l'hôtel de ville de Laval arrangée par son équipe de campagne. L'argent lui a été remis en marge de la partielle dans la circonscription de Vimont en 2002, lors de la troisième semaine de campagne.

  • Mike Mergl

    Mike Mergl reconnaît avoir fait de la collusion à Laval dès le début des années 2000 avec son entreprise Mergad. Il ne peut cependant dire pourquoi tel ou tel contrat lui était attribué par le système, mais estime que le gestionnaire de la collusion, le directeur de l'ingénierie Claude Deguise, lui donnait « les projets que personne ne voulait ».

  • Basile Angelopoulos

    Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, admet avoir servi de prête-nom pour des contributions politiques faites au parti du maire Gilles Vaillancourt, à la demande de Me Jean Bertrand.

  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)