L'ex-président de Mivela Constuction, Nicolo Milioto, dément formellement avoir entretenu des liens d'affaires avec Nicolo Rizzuto père. Le défunt patriarche du clan mafieux du même nom était « une bonne connaissance », avec lequel il jouait aux cartes et buvait du café au café Consenza, mais sans plus, a-t-il dit lundi à la commission Charbonneau.

L'homme d'affaires, qui se dit à la retraite depuis un an, a confirmé qu'il a bel et bien remis de l'argent à Nicolo Rizzuto père au Consenza, mais affirme ne l'avoir fait que pour rendre service à Lino Zambito, l'ex-propriétaire d'Infrabec. Il ne s'est d'ailleurs jamais interrogé sur la nature de ces paiements, qu'il dit avoir effectué à peut-être cinq ou sept reprises entre 2001 et 2006.

Nicolo Rizzuto était une «personne gentille» et «respectée» - Nicolo Milioto

Nicolo Milioto a reconnu plus précisément qu'il avait reçu de l'argent de Lino Zambito lors d'une fête de Noël tenue au Consenza en décembre 2005, un fait qu'il ne pouvait nier, puisque la transaction avait été fimée lors de l'opération Colisée.

L'entrepreneur a avancé que Lino Zambito devait peut-être de l'argent à Nicolo Rizzuto père parce qu'il avait de la difficulté à garder ses partenaires d'affaires. Il assure ne pas avoir fait de « commissions » du genre pour d'autres entrepreneurs en construction.

Nicolo Milioto a aussi soutenu qu'il pouvait aussi remettre de l'argent à Antonino Borsellino pour le financement de l'Association Cattolica Eraclea, qu'il présidait.

Plus tôt cet automne, un enquêteur de la commission, Eric Vecchio, avait qualifié Nicolo Milioto d'« intermédiaire » entre le clan mafieux Rizutto et des entrepreneurs pratiquant la collusion à Montréal. L'entrepreneur avait été aperçu 236 fois au café Consenza lors de l'opération Colisée, avait-il noté.

Interrogé à ce sujet, Nicolo Milioto a admis qu'il arrêtait souvent au café Consenza. Il a cependant expliqué qu'il passait souvent dans le coin, pour aller chez son boucher et son pâtissier, situés tout près.

Des liens qui remontent à Cattolica Eraclea

La procureure en chef, Me Sonia Lebel, avait commencé par interroger Nicolo Milioto sur son parcours professionnel, après son arrivé au pays à l'âge de 18 ans. M. Milioto est né à Cattolica Eraclea, en Sicile, qui est aussi le village natal de Nicolo Rizzuto père.

Il a commencé dans la construction comme journalier chez Catcan, dirigé à l'époque par Tony et Frank Catania. Il a travaillé pour une autre entreprise par la suite avant de fonder Mivela en 1989.

M. Milioto a quitté la compagnie en janvier 2012 par souci pour sa santé. Il dit qu'à son départ, le chiffre d'affaires de l'entreprise était entre 7 et 8 millions de dollars. Il soutient ne plus se mêler de Mivela depuis.

Nicolo Milioto dit qu'il a effectivement connu Nicolo Rizzuto père, mais simplement parce qu'ils viennent du même village.

M. Milioto dit qu'il l'avait déjà croisé dans son village natal, alors qu'il était encore adolescent, avant de le revoir plus tard, au Canada, vers l'âge de 40 ans. Par la suite, il l'a croisé à partir des années 2000 au café Consenza.

« Qu'elles étaient ses sources de revenus à M. Rizzuto ? Je ne suis pas son comptable madame », a répondu M. Milioto à la procureure.

« Pour moi c'est un père de famille et c'est une bonne personne », a dit M. Milioto de Rizzuto père, qui ajoute n'avoir rien su de la position qu'il occupait dans le crime organisé, outre ce qu'en ont dit les médias.

M. Milioto n'a pas rencontré les procureurs avant le début de son témoignage. Il a, par contre, discuté entre 15 et 30 minutes, par deux fois, avec des enquêteurs de la commission.

Un nom qui revient souvent à la commission

En septembre dernier, l'enquêteur de la commission, Eric Vecchio, a expliqué que Nicolo Milioto a été aperçu 236 fois au club social Consenza, quartier général du clan Rizzuto, lors de l'opération Colisée.

Plusieurs vidéos présentées dans le cadre de son témoignage montraient d'ailleurs Nicolo Milioto échangeant de l'argent avec les têtes dirigeantes du clan, avant d'en dissimuler une partie dans ses chaussettes.

« Tout nous laisse croire que M. Milioto était le genre de « middle man » entre l'organisation criminelle et les entrepreneurs en construction. » — Éric Vecchio

« Selon les écoutes qu'on a faites, [il] était très proche de M. Nicolo Rizzuto senior, et rencontrait habituellement M. Rocco Sollecito dans la pièce arrière » du café Consenza.

« M. Sollecito était celui qui s'occupait plus particulièrement de ce côté d'affaires qui était la construction » pour le clan Rizzuto, a précisé l'enquêteur de la commission.

Un rôle confirmé par Pagliarulo et Zambito

Un mois plus tard, l'homme d'affaires Elio Pagliarulo, qui a longtemps été un ami de l'entrepreneur Paolo Catania, de Frank Catania et associés, est venu appuyer les dires d'Éric Vecchio.

Paolo Catania, a-t-il raconté, lui avait confirmé que Rocco Sollecito « décidait qui aurait les contrats », et que Nicolo Milioto était l'intermédiaire entre lui et les entrepreneurs en construction.

Selon Elio Pagliarulo, Paolo Catania versait 5 % de la valeur des contrats publics qu'il obtenait à la Ville de Montréal à Nicolo Milioto.

L'entrepreneur Lino Zambito, qui a admis faire partie d'un cartel des égouts actif à Montréal dans les années 2000, a aussi affirmé qu'il versait de l'argent à Nicolo Milioto.

L'ex-propriétaire d'Infrabec a dit qu'il lui remettait une ristourne de 2,5 % pour la mafia, puis une autre de 3 %, à compter de 2005-2006, qui était destinée à Union Montréal, le parti de l'ex-maire Gérald Tremblay.

Mivela associé à un cartel des trottoirs

Lino Zambito a dit que Mivela Construction faisait elle-même partie d'un cartel se répartissant les contrats de trottoirs à Montréal, une allégation corroborée par l'entrepreneur Michel Leclerc.

Le propriétaire de Terramex a raconté en novembre que Nicolo Milioto l'avait convaincu d'agir en sous-traitant pour les membres du cartel des trottoirs, lors d'une rencontre survenue en 1998.

« Je travaillais sur un petit chantier dans le Vieux-Montréal, puis M. Milioto était venu me voir puis il m'avait dit : « Écoute les projets de trottoir à Montréal c'est moi qui s'occupe de ça. »

« Si je voulais travailler puis faire travailler mon monde, là, j'ai compris que je n'avais pas le choix », a expliqué l'entrepreneur, selon lequel Nicolo Milioto s'était montré « un petit peu beaucoup » convaincant, voire menaçant.

« À chaque fois qu'il y avait un contrat [...] il fallait que je l'appelle lui, et c'est lui qui décidait des contrats de trottoirs que j'avais », a-t-il dit. « Je travaillais en sous-traitance pour M. Milioto mais c'est lui qui me donnait les prix des autres entrepreneurs ou le prix que moi je devais soumissionner. »

« En contrepartie je devais rajouter à mon prix, mon prix unitaire de bordure, un 3 % que je devais lui remettre après le contrat », a poursuivi Michel Leclerc, précisant que l'argent était destiné « à la politique ».

Selon Michel Leclerc, Pavages CSF, BP Asphalte, T.G.A. et A.T.A. étaient les autres firmes qui se répartissaient les contrats de trottoir à Montréal. Ces firmes, a-t-il allégué, auraient facilement pu l'acculer à la faillite s'ils l'avaient voulu.

Une tentative de chantage qui échoue

Nicolo Milioto exerçait également une influence directe sur des décisions de la Ville de Montréal, si l'on en croit le témoignage du représentant du fournisseur de tuyaux Ipex, Michel Cadotte.

Ce dernier a raconté que Nicolo Milioto, qui lui avait été présenté par Paolo Catania, s'est intéressé à des tuyaux en Terra Brute que vendait sa compagnie pour des travaux d'égouts au printemps 2006.

La Ville, qui avait toujours boudé le produit, s'y est aussi intéressée peu après, et a bel et bien décidé de l'utiliser. « M. Milioto avait comme arrêté son choix qu'à la Ville de Montréal ça serait du TerraBrute », a affirmé Michel Cadotte.

L'affaire a cependant avorté peu après que M. Milioto eut exigé 150 000 $ « pour récompenser trois personnes de la Ville de Montréal qui ont fait le travail pour qu'on en arrive là ». Ipex a refusé, et ses tuyaux ont cessé d'être utilisés.

Il est aussi à noter qu'une des filles de l'entrepreneur, Katerina Milioto, est une ingénieure qui a longtemps travaillé à la Direction de la réalisation des travaux de la Ville de Montréal. Ce département était dirigé par Robert Marcil, qui a joué un rôle central dans les volte-face de la Ville au sujet des tuyaux d'Ipex.

Katerina Milioto et Robert Marcil travaillent maintenant tous deux pour la firme de génie-conseil SM, que dirige Bernard Poulin.

Financement politique illégal et intimidation

Nicolo Milioto a aussi été accusé de financement politique illégal et d'intimidation par un ex-organisateur politique d'Union Montréal, Martin Dumont.

Ce dernier a notamment soutenu que l'ex-patron de Mivela Construction lui a remis une enveloppe contenant 10 000 $ en argent comptant lors d'une activité de financement organisée en novembre 2004 au profit du parti dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Martin Dumont a aussi relaté que Nicolo Milioto l'a menacé de mort en juin 2007, alors qu'il était chef de cabinet du maire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Cosmo Maciocia.

Il a dit qu'il s'était rendu compte que Mivela avait proposé de réaliser un contrat pour 100 000$ de plus que pour un contrat très similaire effectué quelques mois plus tôt.

M. Dumont s'était enquis de la situation auprès d'un responsable de l'arrondissement, qui devait lui revenir à ce sujet, mais c'est finalement M. Milioto qui est venu faire une visite au bureau du maire.

Selon Martin Dumont, Nicolo Milioto a commencé par lui dire que ses « fondations de trottoirs étaient épaisses et profondes », avant d'ajouter : « faudrait pas que tu te retrouves dans mes fondations de trottoirs ».

Nicolo Milioto n'est plus associé à Mivela Construction depuis janvier 2012. L'entreprise est maintenant dirigée par son gendre, Alfonso Polizzi.

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  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)