Les Emirats arabes unis se sont engagés lundi à faire don de 2,5 milliards USD sur 10 ans à Bahreïn pour soutenir l'économie de ce pays, mise à mal par des troubles récurrents depuis deux ans.

Les Emirats honorent ainsi l'engagement pris en mars 2011 avec trois autres monarchies pétrolières du Golfe (Arabie saoudite, Koweït et Qatar) à créer un fonds de développement de 20 milliards USD pour aider, à parité, Bahreïn et Oman, alors en proie à des troubles dans la foulée du Printemps arabe.

Selon l'agence officielle bahreïnie Bna, le don émirati a fait l'objet d'un mémorandum d'entente signé lundi à Manama par le ministre bahreïni des Finances Ahmad Al-Khalifa et le directeur par intérim de l'Abu Dhabi Fund for Development (ADFD), Mohamed al-Soueidi.

Le don, qui sera déboursé à raison de 250 millions par an sous la supervision du FADD, est destiné à financer des projets de développement vitaux à Bahreïn, parent pauvre des monarchies du Golfe, notamment dans les secteurs de l'énergie, de l'habitat, de l'éducation et des infrastructures, a indiqué M. Soueidi.

Pour leur part, le Koweït et l'Arabie saoudite s'étaient engagés en décembre 2012 à s'acquitter de leurs quote-parts au titre du fonds de développement de Bahreïn, a rappelé Bna sans préciser le sort de l'aide promise par le Qatar.

On ignore pour le moment si les quatre monarchies donatrices ont commencé à débourser l'aide promise au sultanat d'Oman, un petit producteur de pétrole mais confronté à des difficultés économiques, à l'origine d'une grogne sociale ayant conduit à des manifestations de protestation.

Des troubles continuent à secouer Bahreïn, deux ans après un soulèvement animé par la majorité chiite et réclamant des réformes démocratiques dans ce petit royaume dirigé par une dynastie sunnite.

Bahreïn et Oman forment avec les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar le Conseil de coopération du Golfe (CCG), un groupement régional basé à Ryad depuis sa création en 1981.

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