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Venezuela: Maduro dénonce "une opération pour agresser" l'ambassade cubaine

15/02/2013 05:26 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

Le vice-président vénézuélien Nicolas Maduro a dénoncé vendredi "une opération" destinée à "agresser" l'ambassade de Cuba à Caracas, suite à une manifestation étudiante commencée jeudi devant la représentation cubaine, faisant porter sur l'opposition tout éventuel dérapage.

"Hier (jeudi) a commencé une opération pour agresser l'ambassade de la République de Cuba à Caracas. Un petit groupe de militants de la droite d'opposition a tenté de prendre d'assaut hier l'ambassade", a affirmé M. Maduro lors d'une intervention retransmise sur la télévision publique VTV.

Le vice-président et héritier désigné du président Hugo Chavez, hospitalisé depuis plus de deux mois à Cuba pour soigner un cancer, a fait porter la responsabilité de "tout fait violent" sur le groupe "néofasciste" selon lui qui a convoqué le rassemblement, ainsi que sur le dirigeant de l'opposition et gouverneur de l'Etat de Miranda Henrique Capriles et sur le maire du district de Baruta, Gerardo Blyde, où se trouve l'ambassade.

"Il y a déjà 11 ans, il a attaqué personnellement l'ambassade de Cuba", a accusé le vice-président en référence à un épisode survenu lors de la tentative de coup d'Etat contre Hugo Chavez en 2002, au cours de laquelle Henrique Capriles, alors maire de Baruta, avait été arrêté pour n'avoir pas empêché une attaque contre la représentation cubaine.

Jeudi, un groupe d'étudiants ont tenté de s'enchaîner face à l'ambassade pour exprimer, ont-ils expliqué, leur refus de voir le Venezuela "gouverné par les frères (Fidel et Raul) Castro" depuis Cuba, où M. Chavez est soigné.

Sept manifestants ont été arrêtés puis libérés jeudi, 23 autres demeurent enchaînés devant le consulat cubain, situé à proximité.

Invisible depuis son nouveau départ à Cuba le 10 décembre pour y subir une quatrième opération de son cancer diagnostiqué en juin 2011, le président Chavez est apparu vendredi sur des photos apparemment prises la veille sur son lit d'hôpital et diffusées par son gouvernement.

Des représentants des étudiants manifestants ont formellement demandé vendredi au Tribunal suprême de justice (TSJ) qu'il nomme un groupe médical afin d'évaluer les capacités à gouverner du président malade, comme le prévoit la Constitution.

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