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Obama à Chicago pour défendre ses propositions de relance

15/02/2013 12:21 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

Le président Barack Obama se rendait vendredi à Chicago, son ancien fief politique de l'Illinois (nord) où il devait continuer à défendre ses propositions de relance économique, notamment une hausse importante du salaire minimum.

Le dirigeant démocrate, trois jours après avoir exposé des mesures en faveur des pauvres et de la classe moyenne pendant son discours annuel sur l'état de l'Union, doit s'exprimer peu avant 15H00 (21H00 GMT) dans un quartier sud de Chicago, non loin de sa maison familiale, sur la façon de créer des "ascenseurs sociaux".

Mardi, M. Obama a proposé une hausse du salaire minimum fédéral de 7,25 dollars à 9 dollars de l'heure, ce qui selon la Maison Blanche "augmentera les salaires de 15 millions de personnes, et réduira la pauvreté et les inégalités".

D'autres mesures prévoient un renforcement des programmes de maternelle, ou encore des aides aux jeunes issus de familles pauvres pour les aider à trouver des emplois, cinq ans après le début de la récession qui a durement touché les familles les plus vulnérables.

Ce programme progressiste, dans la foulée du second discours d'investiture de M. Obama fin janvier, devra pour prendre effet être entériné par le Congrès, où son avenir est flou vu la prééminence des adversaires républicains du président à la Chambre des représentants.

La visite de M. Obama à Chicago, la première depuis sa réélection le 6 novembre, intervient aussi alors que cette ville connaît un regain de violence due aux armes à feu, un autre dossier auquel le président a entrepris de s'attaquer.

Lors de son discours mardi au Congrès, il a évoqué la mort de Hadiya Pendleton, une adolescente de 15 ans fauchée par des balles à Chicago une semaine après avoir défilé pendant l'investiture à Washington, et appelé les élus à adopter un renforcement de l'encadrement de la circulation des armes.

Les victimes des armes "méritent une loi", a-t-il dit, deux mois après le massacre de 20 enfants de CP dans leur école de Newtown (Connecticut, nord-est). Là aussi, le soutien du Congrès est tout sauf assuré étant donné la réticence de républicains, mais aussi de nombreux démocrates, à adopter une loi qui semblerait s'attaquer au deuxième amendement de la Constitution qui garantit le droit des Américains à posséder des armes.

tq/mdm

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