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Mondiaux-2013 - Triple couronne pour Ligety, un exploit rare

15/02/2013 11:54 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

L'Américain Ted Ligety, triple champion du monde de ski alpin (super-G, super-combiné, slalom géant) à Schladming, s'inscrit dans la lignée des plus grands, de l'Autrichien Toni Sailer à la Croate Janica Kostelic.

Depuis que les Mondiaux ne sont plus couplés avec les jeux Olympiques -la dernière fois en 1980, à Lake Placid-, Ligety, 28 ans, est devenu le plus titré d'une même édition, à égalité avec Kostelic et la Suédoise Anja Pärson.

La skieuse de Zagreb, qui a repoussé les frontières de l'arc alpin, avait été trois fois couronnée (descente, slalom et super-combiné) en 2005 à Bormio (Italie). Pärson s'était également imposée trois fois (descente, super-G, super-combiné) en 2007, chez elle à Äre.

Anton +Toni+ Sailer, le +Blitz de Kitz+ (Kitzbühel, sa ville natale), avait conquis trois ors aux JO de 1956, à Cortina d'Ampezo (Italie), en même temps que quatre titres mondiaux (avec le combiné non comptabilisé aux Jeux).

Lors de Championnats du monde hors JO, le futur acteur avait également remporté trois épreuves (descente, slalom géant et combiné), en 1958 à Bad Gastein (Autriche).

Aux Jeux de Grenoble-1968, Jean-Claude Killy avait égalé Sailer en tout point.

En 1954, à Äre, le Norvégien Stein Erksen, précurseur des +Attacking Vikings+, avait empoché également trois médailles du métal le plus précieux (slalom géant, slalom et combiné).

Entre les deux guerres mondiales, le Français Emile Allais, décédé en 2012 dans sa 101e année, avait ouvert la voie des triplés lors des Mondiaux 1937 à Chamonix, s'imposant en descente, slalom et combiné.

Figure de proue du ski norvégien, Lasse Kjus avait ramené cinq médailles des Mondiaux 1999, à Vail/Beaver Creek (Etats-Unis), dont deux du plus beau métal (super-G et slalom géant). En nombre, cette performance n'a encore jamais été égalée.

Quatre médailles d'or, c'est la nouvelle frontière pour les prochaines générations. Si Ligety peut encore le faire en théorie, il ne se fait pas d'illusions pour le slalom dominical, spécialité qu'il fréquente peu depuis qu'il a donné la priorité à la vitesse.

"En réussissant deux manches super, j'ai quelques chances de me glisser sur le podium. Mais il faudrait beaucoup de chance", a souligné le skieur de Park City (Utah).

Enfin, ces différents palmarès doivent être lus à la loupe du super-G, introduit aux Mondiaux de Crans-Montana (Suisse) qui avaient décrété en 1987 la supériorité du Suisse Firmin Zurbriggen, quadruple médaillé (2 en or, 2 d'argent).

asc/alh

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