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Le Zimbabwéens appelés à se prononcer sur la nouvelle Constitution le 16 mars

15/02/2013 04:25 EST | Actualisé 17/04/2013 05:12 EDT

HARARE, Zimbabwe - Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a publié vendredi une proclamation officielle qui fixe au 16 mars le référendum sur la nouvelle Constitution, avant les élections nationales prévues quelques mois plus tard.

Un avis gouvernemental publié officiellement vendredi prévoit une période d'un mois pour distribuer le projet de Constitution de 160 pages et faire campagne pour le «oui» ou le «non». Des organisations indépendantes estiment qu'il s'agit d'une période trop courte pour que le référendum reflète réellement l'opinion des électeurs.

Les bureaux de vote seront ouverts pendant 12 heures le jour du scrutin, qui tombe un samedi.

Le projet de Constitution a été achevé le 6 février, après trois ans de disputes, de délais répétés et de manque de fonds. Les médiateurs régionaux avaient exigé des réformes démocratiques dans la Constitution après les élections contestées et violentes de 2008.

Environ 90 000 exemplaires du projet de Constitution ont été imprimés et la distribution commencera lundi.

Le Zimbabwe compte près de six millions d'électeurs inscrits, sur une population de 13 millions de personnes.

La proclamation du président Mugabe survient au lendemain de la démission du président de la commission électorale indépendante pour des raisons de santé. La commission est responsable de superviser le référendum.

Des procédures complexes sont exigées pour le remplacement du président démissionnaire, le juge Simpson Mutambanengwe. Son adjointe Joyce Kazembe, qui l'a remplacé lors de ses récentes absences, est connue pour être une partisane du parti de Robert Mugabe, l'Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (ZANU-PF).

Le parti du premier ministre Morgan Tsvangirai, un opposant qui a formé une coalition instable avec M. Mugabe, a appelé à la suspension des lois sur la sécurité et l'ordre public durant la campagne référendaire. En vertu de ces lois, tout rassemblement politique doit être autorisé par la police. Les leaders politiques réclament le droit d'organiser des réunions pour expliquer aux électeurs les termes complexes de la nouvelle Constitution.

Les partisans de Robert Mugabe s'opposent à la suspension de ces lois.

Tous les dirigeants politiques du pays font campagne pour le «oui» et appellent à l'adoption de la nouvelle Constitution sans amendements.

Le gouvernement doit encore trouver les 200 millions $ US nécessaires à l'organisation du référendum et des élections parlementaires et présidentielle, qui devraient avoir lieu trois mois plus tard. Le président Mugabe, qui aura 89 ans le 21 février, est le seul candidat présidentiel de son parti.

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