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Mauritanie: Romano Prodi annonce la création "d'un centre" pour aider le Sahel

14/02/2013 11:03 EST | Actualisé 16/04/2013 05:12 EDT

L'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Sahel, l'Italien Romano Prodi, a annoncé jeudi à Nouakchott la création d'un "centre" pour aider les pays de cette région secouée par la guerre au Mali, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce centre, créé par l'ONU, est "destiné à aider la région pour que le Sahel soit au moins au même niveau de développement que les autres pays d'Afrique", a déclaré M. Prodi à la presse à l'issue d'une rencontre avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

"Tous les pays du monde ont exprimé leur disposition à apporter leur appui à la région et leur préoccupation vis-à-vis de la situation au Sahel et des menaces de terrorisme" dans cette région, a ajouté M. Prodi, ancien président du Conseil italien.

Il a rappelé que ces menaces ne concernent pas la seule sécurité au Sahel, mais "toute la sécurité internationale".

Il a affirmé que sa rencontre avec le président Aziz lui avait permis de constater "la forte volonté de la Mauritanie de travailler avec nous et avec tous les pays du Sahel pour préparer une action partagée en vue du développement et de la paix au Sahel".

M. Prodi, accompagné de Saïd Djinnit, représentant de l'ONU en Afrique de l'Ouest, a entamé mercredi au Sénégal une tournée régionale qui, après la Mauritanie, doit le conduire au Burkina Faso et au Niger.

Outre des entretiens avec les chefs d'Etat de ces pays, MM. Prodi et Djinnit doivent également rencontrer "des représentants de la société civile", selon un communiqué de l'ONU publié à Dakar.

Après celle de décembre 2012, il s'agit de la deuxième visite conjointe de MM. Prodi et Djinnit dans la sous-région, rappelle l'ONU en précisant qu'elle "s'inscrit dans les efforts visant à développer une stratégie régionale pour le Sahel".

Pour M. Prodi, il s'agit de la quatrième visite dans la région depuis sa nomination comme envoyé spécial de l'ONU en octobre 2012.

Depuis, la France est intervenue militairement à partir du 11 janvier au Mali pour stopper une avancée des groupes islamistes armés vers le sud du pays alors qu'ils occupaient depuis neuf mois toute sa partie nord.

Cette intervention, aux côtés de l'armée malienne et d'autres armées africaines, se poursuit et a permis de reprendre aux islamistes les grandes villes du nord du Mali: Tombouctou et Gao.

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