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Une série d'attentats fait onze morts en Irak

12/02/2013 03:58 EST | Actualisé 13/04/2013 05:12 EDT

Une série d'attentats visant principalement les forces de sécurité irakiennes, dont un attentat suicide à la voiture piégée à proximité d'une base militaire, ont fait onze morts lundi, ont indiqué mardi des sources médicales et de sécurité.

L'attaque la plus meurtrière s'est déroulée lundi soir dans la principale ville du nord du pays, Mossoul, où l'explosion d'un véhicule rempli d'explosifs, déclenchée par un kamikaze, a tué six soldats et en a blessé sept autres, selon des sources médicales et de sécurité.

L'explosion a eu lieu près d'une base militaire de cette ville située à 350 km au nord de Bagdad.

Toujours à Mossoul, un agent immobilier, sa femme, et un homme leur rendant visite, garde du corps d'un élu régional, ont tous été tués à coups de couteau au domicile de l'homme d'affaires tard lundi, ont indiqué des responsables.

Le mobile de ces meurtres n'était pas connu dans l'immédiat.

Bien que les violences aient décru en intensité depuis le pic des années 2006 - 2007, Mossoul et la province de Ninive où se trouve la ville font toujours partie des zones les plus violentes du pays, proportionnellement au nombre d'habitants, selon l'organisation Iraq Body Count.

Le même jour, une bombe posée sur le bord de la route dans la ville de Kirkouk a tué un policier, en blessant deux autres.

A Bagdad, quatre explosions et attaques à main armée isolées ont fait un mort et trois blessés.

Aucune organisation n'a revendiqué ces attentats, mais des insurgés sunnites, dans la principale branche locale d'Al-Qaïda, prennent régulièrement pour cible les forces de sécurité et dirigeants, cherchant à déstabiliser le gouvernement et replonger le pays dans la guerre confessionnelle qu'il a connue entre 2005 et 2008.

Ces attaques sont les dernières en date d'une vague de violences, notamment attentats suicide et voitures piégées, qui font suite à des semaines de mobilisation de la communauté sunnite réclamant le départ du Premier ministre Nouri al-Maliki.

bur-psr/cnp/sw

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