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Plusieurs manifestations contre la réforme de l'assurance-emploi ont lieu mardi

12/02/2013 05:54 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Plusieurs manifestations d'opposants à la réforme de l'assurance-emploi ont eu lieu mardi dans deux des provinces les plus touchées, le Québec et le Nouveau-Brunswick.

Ces rassemblements étaient organisés par le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), parfois en collaboration avec des groupes communautaires et des organisations syndicales et des députés provenant notamment de l'opposition néo-démocrate.

Les organismes qui oeuvrent auprès des sans-emploi font valoir que la réforme fait fi de la réalité économique de plusieurs régions où le travail est saisonnier par définition, qu'il s'agisse des industries du tourisme, de la pêche ou de la forêt, par exemple.

Par ailleurs, les porte-parole notent que la réforme affecte aussi les grands centres, pointant par exemple des emplois tels les chauffeurs d'autobus d'écoliers, les employés du réseau scolaire, que ce soit en service de garde ou en cafétéria, de même que les chargés de cours universitaires et les travailleurs de la construction.

En vertu de la réforme du gouvernement Harper, les prestataires devront désormais accepter un poste moins bien rémunéré, à un lieu situé jusqu'à une heure de voiture de chez eux, sinon leurs prestations pourraient leur être refusées.

Le MASSE ajoute que la réforme ne touche pas que les travailleurs saisonniers, mais que même les travailleurs de longue date qui perdent leur emploi devront accepter des emplois moins bien rémunérés.

À Montréal, des protestataires se sont réunis tôt le matin devant un Centre service Canada et ont été suivis, vers midi, par quelques centaines d'autres devant un édifice fédéral, au centre-ville.

D'autres manifestations ont également eu lieu à Lévis, Victoriaville, Shawinigan, Sherbrooke, Dolbeau-Mistassini, Saguenay et Joliette.

Pendant ce temps, au Nouveau-Brunswick, quelques centaines de travailleurs saisonniers sont descendus dans la rue pour une deuxième journée consécutive à Tracadie-Sheila.

Les manifestants s'étaient rassemblés sur la rue Principale, au centre-ville, mais les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ne leur ont toutefois pas permis de bloquer la rue, comme ils avaient réussi à le faire la veille, avant d'allumer un feu en plein milieu de la voie publique.

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