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L'ONU condamne l'essai nucléaire nord-coréen, souhaite prendre des mesures

12/02/2013 10:34 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT
AP
South Koreans watch a TV screen showing a North Korean state television news program on the country's nuclear test, at the Seoul Railway Station in Seoul, South Korea, Tuesday, Feb. 12, 2013. North Korea defied U.N. warnings Tuesday by conducting an underground nuclear test in the remote, snowy northeast in what could be a crucial step toward its goal of building a bomb small enough to be fitted on a missile capable of striking the United States. (AP Photo/Ahn Young-joon)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a "fermement condamné" mardi le nouvel essai nucléaire nord-coréen et a menacé Pyongyang de "mesures appropriées", qui pourraient prendre la forme de sanctions.

La déclaration unanime du Conseil a été lue par le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Kim Sung-Hwan dont le pays préside cette instance en février. Elle souligne que l'essai survenu quelques heures plus tôt mardi constitue une "menace claire pour la paix et la sécurité internationales" ainsi qu'une "violation grave" des résolutions de l'ONU.

"Les membres du Conseil de sécurité vont commencer immédiatement à travailler sur des mesures appropriées dans le cadre d'une résolution", indique le texte, adopté à l'issue de consultations d'urgence à huis clos mardi matin à New York.

Le Conseil ne précise pas quelles "mesures" il pourrait prendre mais l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Susan Rice a immédiatement évoqué de nouvelles sanctions.

Washington, a-t-elle dit, veut "non seulement élargir les mesures existantes, mais aussi renforcer le régime de sanctions", et ce dans "divers domaines", y compris le secteur financier.

Elle a prédit que Pyongyang allait "subir un isolement et une pression de plus en plus forts sous l'effet des sanctions de l'ONU".

Pour sa part, M. Kim Sung-Hwan a indiqué que Séoul chercherait à faire adopter "toutes les mesures nécessaires" pour forcer Pyongyang à "renoncer à son ambition nucléaire".

Au même moment à Genève, devant la Conférence sur le désarmement des Nations unies, un diplomate nord-coréen a affirmé que "la RPDC (République populaire démocratique de Corée, ndlr) ne cédera jamais devant aucune résolution".

Ses tirs de fusée et ses essais nucléaires ont déjà valu à Pyongyang toute une série de sanctions internationales depuis 2006: gel d'avoirs appartenant à des entreprises nord-coréennes ou interdiction de voyager pour des responsables du régime.

Une décision sur de nouvelles sanctions dépendra largement de la Chine. Membre permanent du Conseil et principal allié de la Corée du Nord, celle-ci s'est toujours efforcée jusqu'ici de protéger Pyongyang car elle redoute un effondrement du régime stalinien.

Selon un diplomate du Conseil, les Chinois ont demandé instamment aux Nord-Coréens de renoncer à ce nouvel essai et le fait que Pyongyang ait passé outre est un "défi" lancé à Pékin.

La dernière initiative prise par l'ONU contre Pyongyang date du 22 janvier. Dans une résolution adoptée à l'unanimité, y compris par Pékin, le Conseil avait élargi des sanctions existantes après le lancement en décembre d'une fusée nord-coréenne.

Il avait alors exigé de Pyongyang qu'il ne procède à aucun nouvel essai nucléaire ou balistique et avait menacé de "prendre des mesures décisives" dans le cas contraire.

Cette résolution avait ajouté à la liste des entités et individus visés par les sanctions de l'ONU l'agence spatiale nord-coréenne, cinq banques ou entreprises commerciales et quatre personnes physiques.

Il avait fallu pour cela des semaines de négociations entre Washington et Pékin, qui s'étaient soldées par un compromis: la Chine acceptait une résolution -- et non une simple déclaration -- mais obtenait que le Conseil se contente d'élargir des sanctions existantes sans en créer de nouvelles.

avz/lor

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