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Obama légiférera lui-même sur le climat en cas d'opposition du Congrès

12/02/2013 09:59 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

Le président Barack Obama a assuré mardi soir, lors de son discours sur l'état de l'Union, qu'il légifèrerait lui-même par décrets sur le climat en cas d'opposition du Congrès à ce sujet.

"Si le Congrès ne légifère pas rapidement pour protéger les générations futures" du réchauffement climatique, "je le ferai", a-t-il déclaré.

"J'ordonnerai à mon cabinet de me présenter les textes que nous pouvons prendre, maintenant et à l'avenir, pour réduire la pollution, préparer nos communautés aux conséquences du changement climatique, et accélérer la transition vers davantage de sources d'énergies renouvelables", a précisé le président au Congrès.

"Il y a quatre ans, d'autres pays ont dominé le marché des énergies propres et créé les emplois qui vont avec. Nous avons commencé à changer cela. L'an dernier, l'énergie éolienne a représenté près de la moitié des nouvelles capacités de production d'électricité en Amérique. Donc produisons-en même davantage. L'énergie solaire devient meilleur marché cette année, donc abaissons encore davantage ses coûts", a-t-il suggéré.

"Quand des pays comme la Chine continuent à développer les énergies propres, nous devons y aller aussi", a-t-il souligné.

En matière de pétrole et surtout de gaz, source d'énergie qui connaît un boom aux Etats-Unis, M. Obama a assuré que son gouvernement allait "accélérer la délivrance de nouveaux permis".

Mais il a aussi dit qu'il voulait "travailler avec le Congrès pour encourager la recherche et la technologie afin d'aider le gaz à brûler de manière plus propre et à protéger notre air et notre eau".

Il a proposé qu'une partie des revenus pétroliers serve à constituer un fonds de sécurité énergétique (Energy Security Trust) afin que la recherche et la technologie permettent aux voitures et aux camions de moins dépendre du pétrole.

Le président américain a enfin fixé "un nouvel objectif à l'Amérique: réduire de moitié l'énergie dépensée dans nos maisons et nos entreprises d'ici les vingt prochaines années".

bur-are/jca

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