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La "ligne rouge" de Netanyahu sur le nucléaire est "risible" selon l'Iran

12/02/2013 07:01 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

L'Iran a qualifié mardi de "risibles" les déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu selon qui Téhéran se rapprochait d'une "ligne rouge" au-delà de laquelle le pays serait capable de fabriquer des armes nucléaires.

"Ces affirmations sont risibles", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast.

"Le régime sioniste est celui qui commet le plus de violations. Il a des armes atomiques et menace les autres pays avec ces armes", a-t-il ajouté.

Le porte-parole a aussi affirmé qu'Israël était "le plus grand obstacle pour organiser une conférence sur un Proche-Orient sans arme nucléaire", après l'annulation par les Etats-Unis d'une conférence sur le sujet prévue en décembre 2012 et à laquelle Israël avait refusé de participer.

L'Etat hébreu est considéré comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient mais ne l'a pas reconnu officiellement.

Lundi, le Premier ministre israélien a assuré que les Iraniens étaient "plus près de la ligne rouge. Ils ne l'ont pas franchie, mais ils ont réduit le temps qu'il leur faudra pour le faire".

"Il faut arrêter cela" en recourant "à des pressions plus fortes et à des sanctions plus sévères", a-t-il dit.

Lors d'un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU en septembre 2012, M. Netanyahu avait réclamé l'établissement d'une "ligne rouge claire" pour empêcher l'Iran de se doter d'une bombe atomique.

Les grandes puissances soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil et demandent à Téhéran de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium à 20%, jugé dangereusement proche de l'uranium enrichi à 90% utilisable pour une bombe atomique.

M. Mehmanparast a affirmé mardi que son pays continuait à transformer l'uranium enrichi à 20% en combustible nucléaire à destination d'un réacteur de recherche médicale, rendant impossible son utilisation à des fins militaires.

"Cela est en train de se faire et nous avons envoyé à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) tous les rapports concernant ces opérations", a-t-il expliqué.

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