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Fashion Week: brocard et roses chez Vera Wang, Art nouveau chez Tory Burch

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Brocards, mousseline de soie fleurie et jupes origami chez Vera Wang, romantisme Art nouveau et paillettes chez Tory Burch: l'heure était mardi à l'ultra féminité à la Fashion Week de New York.

Pour son défilé au Lincoln Center, Vera Wang, qui avait pris la peine de recouvrir le podium du même imprimé fleuri que celui de ses mousselines de soie, a offert une collection extrêmement technique et structurée, avec force brocards, où elle mélangeait allègrement dentelle, soie, mousseline, satin, et sergé noir.

Cette collection "représente l'exploration de la couture classique" à travers des "silhouettes sculptées" et des "collages de texture, motifs, couleurs et proportions" a expliqué la créatrice d'origine chinoise, surtout connue pour ses robes de mariée.

"C'était pour moi une nouvelle façon de voir, d'une façon beaucoup plus simple", a-t-elle également expliqué en coulisses après son défilé.

Robes et minijupes origami, fascinantes à défaut d'être facilement portables, robes kimono à chevron, transparences superposées de mousseline de soie imprimée de roses, mais aussi magnifiques brocards parme, métallique ou mandarine pour le soir, et parfois une petite cape de renard ou un boléro "évêque" pour réchauffer l'hiver, sa collection automne-hiver 2013 a impressionné.

Dans la matinée, l'Américaine Tory Burch avait ouvert la 6e journée de la Fashion Week avec une collection à l'esprit résolument romantique et "Art nouveau", raffinée et riche en accessoires paillettes.

Dans l'atmosphère feutrée des salons du grand hôtel Le Pierre, sur la 5e avenue, la ligne de la créatrice très appréciée des adolescentes comme de leurs mères jouait avec la richesse des matières et la fantaisie des accessoires.

Inspirée par son passage à la Neue Galerie à New York, Mme Burch a été portée par "la peinture brute de (Gustav) Klimt, par sa texture, ses couleurs".

"C'était un peu Art nouveau (...) et René Lalique avec certains éléments de son superbe cristal et de ses libellules", a-t-elle confié à l'AFP en coulisses: "Je voulais offrir aux femmes des vêtements originaux (...) et sympas qu'elles puissent porter d'un moment à l'autre de la journée. Les femmes sont si occupées".

La Fashion Week présentait aussi notamment mardi les collections de Rodarte, de J. Crew --l'un des chouchous de Michelle Obama--, de Victoria Beckham et d'Oscar de la Renta.

Ce dernier défilé, dans la soirée, pour un public trié sur le volet, était très attendu: le créateur de 80 ans a accueilli ces dernières semaines dans son studio l'ancien directeur de Dior John Galliano, et a confié que celui-ci avait regardé chaque pièce de la collection.

"J'aime savoir ce qu'il pense de ce qui devrait être changé ou amélioré pour chaque pièce que nous montrons dans la collection d'automne", a-t-il confié à l'hebdomadaire New York.

Oscar de la Renta a confié qu'il "adorerait" que Galliano "reste" après la Fashion Week, mais ajouté que les discussions n'en étaient pas encore là, de quoi mettre en effervescence le petit monde de la mode.

La carrière de Galliano, considéré comme l'un des plus grands talents de sa génération, s'est brisée sur ses excès en 2011, après des injures antisémites sous l'effet de l'alcool dans un café parisien. Elles lui ont valu d'être condamné à 6.000 euros d'amende avec sursis en septembre 2011 à Paris.

Dior l'a licencié en mars 2011.

Galliano a depuis fait une cure de désintoxication et saisi un conseil de prud'hommes à Paris pour contester son licenciement.

bd-ppa/mdm