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Economie, Afghanistan et Corée du Nord au menu du discours d'Obama

12/02/2013 09:44 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

Le président des Etats-Unis Barack Obama va appeler mardi à doper la reprise économique face à un Congrès en partie hostile, au cours d'un discours de l'état de l'Union qui traitera aussi de dossiers internationaux brûlants comme la Corée du Nord et l'Afghanistan.

Dans ce dernier pays, M. Obama va annoncer son objectif de rapatrier dans les 12 mois à venir plus de la moitié des 66.000 soldats américains déployés sur place, revenant peu ou prou au niveau qu'il avait trouvé en arrivant au pouvoir en janvier 2009, selon un responsable au courant de la teneur de son discours.

Si ce plan se déroule comme prévu, il ne restera plus que 32.000 militaires américains dans le pays à dix mois de la fin 2014, date prévue pour le retrait des forces de l'Otan 13 ans après l'intervention militaire décidée dans la foulée du 11-Septembre.

M. Obama, trois semaines après avoir prêté serment pour quatre années supplémentaires, est attendu à 21H00 (mercredi 02H00 GMT) à la tribune de la Chambre des représentants face à plus de 500 parlementaires, ministres, magistrats et autres membres des corps constitués.

Nettement réélu en novembre dernier après une campagne centrée sur la défense de la classe moyenne, il estime bénéficier du soutien d'une majorité d'Américains pour son projet économique: investissements dans les infrastructures, la formation et les énergies dites "vertes", et rééquilibrage de la fiscalité.

Les républicains, majoritaires à la Chambre et détenteurs d'une minorité de blocage au Sénat, défendent quant à eux une maîtrise des déficits si besoin à marche forcée, et restent hostiles à toutes dépense gouvernementale et hausse d'impôts supplémentaires.

Les arguments de M. Obama en faveur de mesures de relance pourraient prendre une nouvelle urgence avec de récentes statistiques médiocres sur l'économie américaine. Elle s'est contractée de 0,1% au dernier trimestre 2012, tandis que le chômage a augmenté à 7,9% en janvier, soit toujours trois points de plus qu'avant la récession de 2007-2009.

M. Obama défendra aussi un contrôle renforcé de la circulation des armes à feu dans la foulée du massacre d'écoliers à Newtown (Connecticut, nord-est) en décembre.

Plusieurs élus démocrates ont invité des familles de victimes de fusillades à assister au discours et la "première dame" Michelle Obama a convié les parents d'une lycéenne qui avait été tuée par balle à Chicago peu après avoir défilé à Washington pour l'investiture le 21 janvier.

Le président devrait aussi plaider de nouveau pour une réduction de l'arsenal nucléaire dans le monde, sans pour autant faire d'annonce précise, encore un sujet brûlant après l'essai nucléaire effectué 24 heures plus tôt par la Corée du Nord, un test que M. Obama a qualifié de "provocateur".

M. Obama parlera en outre d'une remise à plat du système d'immigration, également présentée comme un impératif économique, un sujet auquel certains républicains ont semblé être plus favorables depuis l'élection de novembre, où ils ont été boudés par les électeurs issus des minorités.

Mais globalement, l'exécutif démocrate et les parlementaires républicains sont restés à couteaux tirés ces derniers mois, que ce soit sur les échéances budgétaires -- des coupes drastiques doivent entrer en vigueur début mars, sauf accord de dernière minute-- ou la sécurité nationale.

Des sénateurs conservateurs traînent aussi des pieds pour entériner la nomination du candidat de M. Obama au Pentagone, Chuck Hagel.

Les républicains ont désigné le jeune sénateur Marco Rubio, étoile montante du parti et possible candidat à l'investiture présidentielle en 2016, pour prononcer la "réponse" de leur formation au discours de M. Obama.

tq/lor

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