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Barack Obama prononcera mardi soir son discours de l'État de l'Union

12/02/2013 07:49 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT
AP

WASHINGTON - Le président des États-Unis, Barack Obama, a déclaré, mardi soir, dans son premier discours sur l'État de la nation depuis sa réélection, en novembre, que les États-Unis étaient sans nul doute plus forts mais que l'économie du pays était toujours en convalescence.

Il a défié un Congrès profondément divisé pour qu'il trouve des compromis afin d'encourager la création d'emplois et de renforcer la classe moyenne.

Plus spécifiquement, il compte investir 50 milliards $ dans un programme de réparations des routes et des ponts. Il proposera une augmentation du salaire minimum, la première en six ans, et de baisser à quatre ans l'âge pour commencer à aller à l'école.

M. Obama a aussi promis de réduire de moitié le nombre de soldats en Afghanistan d'ici un an.

Dans un discours surtout centré sur les politiques économiques et intérieures, M. Obama a cherché à obtenir l'appui des républicains en affirmant que ses propositions n'augmenteraient pas «de dix sous» le déficit national. Toutefois, il a défendu le rôle important que doit jouer un gouvernement pour encourager la croissance économique lorsque le chômage demeure élevé et la confiance des consommateurs dégringole.

«Le peuple américain ne s'attend pas à ce que le gouvernement règle tous les problèmes. Il ne s'attend pas à ce que nous tombions d'accord sur tout, a-t-il dit. Il veut que nous défendions les intérêts de la nation avant (ceux) des partis. Il veut que nous parvenions à des compromis raisonnables lorsque nous le pouvons.»

Il a ajouté que la tâche des politiciens est «de rétablir le contrat fondamental sur lequel s'est construit ce pays: l'idée selon laquelle si on travaille fort tout en ayant conscience de ses responsabilités, on peut progresser, peu importe d'où on vient, à quoi on ressemble ou qui on aime.»

Le sénateur floridien Marco Rubio, une étoile montante du Parti républicain, doit apporter la contradiction au président. Dans des extraits de son discours rendus publics avant le début de l'adresse de M. Obama, il affirme que les occasions économiques «ne reposent pas sur les épaules (des élus) à Washington».

«Elles reposent sur une vigoureuse économie libre qui permet aux gens de risquer leur argent pour partir une entreprise. Et quand ces gens connaissent du succès, ils engagent plus de personnes, qui à leur tour, investissent ou dépensent leur argent pour aider les autres à partir des entreprises et à créer des emplois», peut-on lire dans les extraits.

Le programme économique de M. Obama nécessite une intervention de l'État. Il a promis de s'allier avec des entreprises et des collectivités afin d'investir dans de la technologie mise au point aux États-Unis par l'entremise d'un réseau d'instituts. Il éliminera les échappatoires fiscales encourageant les entreprises à transférer des emplois à l'intérieur des États-Unis. Il s'est aussi engagé à réécrire le code des impôts.

Le président veut aussi dépenser 15 milliards $ pour aider les municipalités à construire sur des terrains vacants, ce qui aiderait à créer de l'emploi dans le secteur de la construction.

M. Obama souhaite garder l'oeil sur son objectif de réduire le déficit de 4000 milliards $ tout en stabilisant la dette du pays d'ici les 10 prochaines années.

Il a aussi dit qu'il veut amorcer des négociations afin de trouver un accord de libre-échange avec l'Union européenne afin de promouvoir la circulation des biens entre les deux rives de l'Atlantique.

Au chapitre des politiques intérieures, le président américain compte rendre permanent et remboursable un crédit d'impôt pour la production d'énergie renouvelable. Son objectif est de doubler la production d'énergie éolienne, solaire et géothermique d'ici 2020. Il demandera aussi aux ministres d'identifier des solutions afin de s'occuper des changements climatiques

Au sujet du contrôle des armes à feu, M. Obama souhaite interdire les armes d'assaut dont le chargeur contient plus de 10 cartouches. Il veut aussi que des contrôles de sécurité soient faits pour chaque acheteur d'armes à feu et désire augmenter l'accessibilité à des soins psychiatriques.

Le président compte proposer l'augmentation graduelle du salaire minimum de 7,25$/heure à 9$/heure d'ici la fin de 2015. De plus, il souhaite que les augmentations soient indexées. Le candidat républicain à la dernière présidentielle, Mitt Romney, avait appuyé cette mesure.

Il a annoncé le retrait de 34 000 militaires de l'Afghanistan, un peu moins de la moitié des 60 000 soldats encore présents dans ce pays, d'ici un an.

Concernant le dossier de l'immigration, M. Obama a dit qu'il veillera à renforcer les frontières, à punir les employeurs qui embauchent des immigrants illégaux et à trouver une façon pour aider les quelque 11 millions d'immigrants à obtenir la citoyenneté américaine.

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