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Bahreïn: dispersion de manifestants s'approchant de la Place de la perle

12/02/2013 12:55 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

La police bahreïnie a dispersé mardi soir des centaines de manifestants qui ont tenté de s'approcher de la Place de la perle, symbole du soulèvement maté il y a deux ans à Manama, selon des témoins.

Les policiers ont lancé des grenades lacrymogènes et des bombes assourdissantes pour faire reculer les manifestants, dont des femmes, qui brandissaient des drapeaux bahreïnis.

Un collectif radical clandestin, le "Mouvement du 14 février" qui mobilise sur les réseaux sociaux, avait appelé à des manifestations à l'occasion du deuxième anniversaire du soulèvement contre la monarchie le 14 février 2011.

Lors de ce soulèvement, les opposants, en majorité chiites, avaient campé pendant un mois sur cette place de Manama pour réclamer des réformes politiques.

A la mi-mars, ils en avaient été délogés lors d'un sanglant assaut des forces de sécurité. Les autorités avaient par la suite rasé le monument central de la place et continuent d'en bloquer tous les accès.

La tentative de marcher sur la Place de la perle est intervenue après une manifestation organisée par Al Wefaq, la principale formation d'opposition chiite, à laquelle ont participé des milliers de personnes dans la région chiite de Sanabès près de Manama,

"A bas le gouvernement corrompu", "Khalifa, démissionne", scandaient les manifestants à l'adresse du Premier ministre Khalifa ben Salmane Al Khalifa, un oncle du roi en poste depuis 1974.

"Après la fin de la manifestation, un groupe de saboteurs a provoqué des troubles et fermé des rues, ce qui a nécessité la prise de mesures légales à leur encontre", a annoncé le ministère de l'Intérieur sur son compte Twitter.

L'opposition traditionnelle dirigée par le Wefaq organise des protestations quotidiennes dans le calme depuis une semaine pour commémorer le soulèvement.

Deux ans après le soulèvement, le pouvoir n'a fait aucune concession de fond et l'opposition traditionnelle est soumise à la pression de la rue qui se radicalise dans ce petit royaume du Golfe dont la population autochtone est en majorité chiite et qui est gouverné par une dynastie sunnite.

wak/at/hj

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