NOUVELLES

À 83 ans, Paolo Noël réfléchit sur sa vie menée à coups de poings

12/02/2013 09:38 EST | Actualisé 14/04/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Inclassable, Paolo Noël, a visé dans tous les sens. D'abord repéré à cause de sa voix particulière, il n'a pas mis longtemps à se tailler une niche dans la société artistique québécoise. Il était prêt à tout et, conscient de son physique qui plaisait aux femmes, il n'a pas hésité à se lancer dans l'aventure.

Ayant grandi dans un quartier pauvre où il fallait faire preuve de courage et d'audace pour assurer sa prédominance, le jeune Paolo n'en manquait pas. Aujourd'hui, ceux qui l'ont bien connu disent qu'il est un personnage, un caméléon, un pur-sang.

Derrière cette image de belle gueule souriante à la voix douce qui séduit littéralement les femmes de tous âges, se cache un type déterminé à faire son chemin. Il se prête à tout ce qu'on lui propose. En plus de chanter, il s'avère que Paolo est capable d'amuser la galerie quand il s'agit de faire le pitre mais bientôt, on découvre un excellent acteur lorsqu'on va jusqu'à lui confier des rôles au cinéma («Omertà», «Les Doigts croches», «Côteau rouge»). Dans les années 1980, il s'est mis à l'écriture, racontant les aléas de sa vie, récit en trois volumes dont le dernier, «J'ai mordu dans la vie et la vie m'a mordu», paru en 2012.

Son récit dans le documentaire «À coups de poing, à coups de coeur» est très coloré, ses souvenirs sont très précis et l'amour qu'il porte à Diane, celle qui l'a sauvé du désespoir, il y a environ 45 ans, est toujours très présent. Au Canal D, ce dimanche, 21h, c'est aussi l'occasion de voir ses enfants, Vanessa et Constantino, de même que son frère Claude, et plusieurs personnalités du monde artistique témoigner de l'affection qu'ils portent à celui qui débuta sa carrière en imitant Tino Rossi, en 1948.

Homme, qu'es-tu devenu?

En trois épisodes, le documentaire «Papa a raison» raconte l'évolution de l'homme québécois depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Dans une société alors lourdement asservie par la religion, la vie se déclinait sur un mode beaucoup plus impératif qu'aujourd'hui, basé sur les préceptes de l'Église catholique romaine.

Le rôle de l'homme était parfaitement défini: il se mariait, fondait une famille et travaillait pour la faire vivre. D'ailleurs, le rôle de chacun était clair, même chez les enfants, il était impensable qu'un garçon joue à des «jeux de filles». Après la guerre, les femmes ont repris l'intendance de leur foyer mais les hommes, qui sont sortis du Québec pour se battre, et qui ont été confrontés à des populations aux moeurs plus libérales, moins endoctrinées par la religion, leur a donné le goût de sortir du carcan de la soumission.

C'est alors que l'homme a commencé à comprendre que faire de l'argent, ce n'était pas péché, que la sexualité n'était pas entachée du péché mortel, qu'il était permis de connaître la passion plutôt que de vivre constamment dans le refoulement et l'obéissance. Le premier épisode résume, avec beaucoup de justesse, 20 ans d'évolution sociale, soit de 1940 à 1959, le lundi 18 février, 20h, à Historia.

Fille ou garçon?

Quand on apprend la naissance d'un enfant, la première question qui s'impose: fille ou garçon? À Explora, le jeudi 21 février, 21h, on parle de ces enfants qui naissent avec un TDS (trouble du développement sexuel) dont on ne saurait déterminer le sexe avec certitude. Comme on peut détecter une malformation ou une formation incomplète d'un organe quelconque, en est-il ainsi pour l'appareil sexuel sur lequel hormones, chromosomes, gènes ont une influence. Donc, ces TDS sont aussi variés que complexes à traiter et, des hommes et des femmes qui ont dû faire face à cette problématique, expliquent pourquoi la chirurgie peut ou non être souhaitable.

Comme Alys Robi, Michel Louvain pourrait chanter «Laissez-moi encore chanter», c'est sa vie. Mais, au-delà du spectacle, l'amoureux de «La dame en bleu» propage une sincérité qui agit comme une thérapie auprès de ses admiratrices, et elles sont nombreuses et fidèles. Voilà plus de 50 ans qu'elles le suivent. Le bel Apollon n'a pas oublié ce temps où on avait qualifié son répertoire de «kétaine», mais le temps a joué en sa faveur et les «Lison», «Sylvie», «Louise», «Lynda» auront eu raison des tendances: aujourd'hui, Michel récolte tout l'amour et le respect dont il a toujours fait preuve envers son public. Il se raconte à RDI, «Les Grands Reportages - Personnalité», le vendredi 22 février, 20h.

«Henry», le grand-papa de Yan England, personnifié par Gérard Poirier, lui vaut une nomination aux Oscars dans la catégorie «Meilleur court métrage». Le jeune comédien a voulu immortaliser la mémoire de son grand-père atteint d'Alzheimer et quand même soucieux d'avoir semé l'amour, qui a joué un rôle important durant la Deuxième Guerre mondiale et dont la vie a connu maints revirements. Ce film produit avec les moyens du bord et la générosité d'amis acteurs sera diffusé en exclusivité à ARTV, le lundi 18 février, 21h30, et en rediffusion le mercredi 20 février, 22h25, le samedi 23 février, 21h et le dimanche 24 février, 14h35, juste avant la remise des Oscars, à Los Angeles, le soir même.

À RADIO-CANADA: où qu'elle soit, Denise Bombardier ne passe jamais inaperçue. On connaît son goût et son talent pour les mots qu'elle manie avec beaucoup de justesse et souvent avec humour mais qu'en est-il de ses préférences musicales? Quels sont les airs qui ont marqué certains moments de sa vie? Nous saurons tout à «En direct de l'univers...», ce samedi, 19h. Comme il est l'aîné, Thomas (Joey Scarpellino) aura droit, avec l'aide de ses parents (Daniel Brière, Anne Dorval), à sa première voiture usagée mettant un terme au «chamaillage» qui ne manque jamais de se produire lorsque lui et Oli (Raphaël Grenier-Benoît) doivent se partager la camionnette familiale quand il s'agit de sortir leur blonde. Évidemment, cette «injustice» provoque beaucoup de mécontentement, «Les Parents», le lundi 18 février, 19h30.

À TVA: ami fidèle, Maxime (Émile Proulx-Cloutier) a la lourde tâche d'accompagner Me Gagnon (Normand Canac-Marquis) aux funérailles de Martine Léa (Danièle Panneton). Par la suite, l'homme éprouvé aura-t-il le courage et la volonté d'assister à la comparution de Ludovic (Laurent-Christophe De Ruelle) en cour? À «Toute la vérité», le lundi 18 février, 21h. Éric Salvail nous propose «Un voyage dans le temps» à «Fidèles au poste!», le mercredi 20 février, 20h. Il sera entouré de Joël Legendre, Alexandre Barrette, Julie Bélanger, Jean Airoldi, Patsy Gallant et Joël Denis.

À TÉLÉ-QUÉBEC: le 165 Eaton Place, qui a vraiment pignon sur rue à Londres, rouvre ses portes pour l'arrivée de sir Hallam Hollande et de son épouse, lady Agnès, qui veulent ranimer la résidence où la cohabitation des «Maîtres et Valets» se teinte de différentes couleurs selon les événements. Débutant le mardi 19 février, 21h, la série nous mène jusqu'au printemps, soit le 21 avril.

À ARTV: Richard Séguin présentait un spectacle, l'été dernier, dans le cadre des FrancoFolies 2012. Le lundi 18 février, 20h, dans sa récente 60e année, on le retrouve dans un mixte «de colère et d'espoir». Guy Nantel a l'humour grinçant quand il louche du côté des politiques. Avec Stéphan Bureau, il discute de ce qui l'allume au point de mettre le feu aux poudres par le biais de ses réflexions, «Les Grandes Entrevues», le mardi 19 février, 22h30.

À TV5: comme on dit, il faut être fait fort pour devenir un des «Secouristes de l'extrême». Le jeudi 21 février, 20h, on suit des hommes ayant suffisamment accumulé d'expérience et de connaissances pour venir en aide à des grimpeurs coincés ou blessés, sur un mur vertical de haut sommet. Non seulement le pilote d'hélicoptère doit-il pouvoir contrôler l'appareil à proximité du mur malgré les vents, mais les sauveteurs risquent leur vie à tenter de faire vite et bien dans une position absolument inappropriée pour rapatrier le blessé.

À CANAL VIE: Patrice Demers n'est jamais à court d'idées lorsqu'il s'agit de cuisiner un dessert. Ce dimanche, 12h30, il en suggère trois d'influence britannique: crumble aux poires et aux dattes, gâteau épicé au gingembre et à la mélasse accompagné de prunes poêlées et crème fraîche, et, évidemment, des scones pour l'heure du «cup of tea», dignes de «Downton Abbey».

PLUS:pc