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USA: avec fourrure, cuir et velours, la Fashion Week veut réchauffer l'hiver

11/02/2013 06:12 EST | Actualisé 13/04/2013 05:12 EDT

Dans New York encore glacée par une tempête de neige, la Fashion Week a promis lundi pour l'hiver 2013 la protection élégante, mais épaisse, de fourrures chez Carolina Herrera et Belstaff, de grands manteaux chez Phillip Lim et de longues robes de velours chez Zac Posen.

Au Lincoln Center, l'une des grandes dames de la mode new-yorkaise, Carolina Herrera, a offert à la fourrure une place de reine dans sa collection, déclinée sur les ceintures, les manches, les manteaux, les robes et les dos nus.

Au coeur de son défilé, la musique "Capriccio for Carolina", inspirée de la Sonate à Kreutzer de Beethoven, avait été composée par Tom Hodge.

"Mon inspiration est venue de là. Et c'est pour cela qu'au début tout est très léger, et cela va ensuite crescendo, avec des robes de soirée très glamour et satinées" et de plus en plus de couleur, a-t-elle confié à l'AFP.

Carolina Herrera y avait ajouté une "pointe d'années 40 dans les formes, avec de toutes petites tailles, des épaules, et le mouvement des jupes, des robes qui bougent" et du velours pour réchauffer une épaule ou une longue robe en poney améthyste.

Sous les verrières d'un immense hangar de la grande poste de New York, l'Américain d'origine chinoise Phillip Lim avait, lui, habillé sa femme 2013 de cuir des pieds à la tête pour un look résolument urbain et éclectique.

Le premier modèle portait un manteau de néoprène rose pamplemousse au col de cuir pressionné, une minijupe de cuivre cognac à pli plat et d'étonnantes "bottes-sandales" grimpant très haut sur la cuisse. On les retrouvait tout au long de la collection, associées en noir ou cognac à des shorts bouffants néoprène, des robes zippées, des minijupes en cuir.

La femme Lim aime aussi pour l'hiver les grands manteaux confort superposés à des blazers de cuir, ou un blouson biker porté sur une courte jupe évasée.

"Cette collection incarne la facilité nonchalante et le style éclectique des compagnes, petites amies et maîtresses de la génération des coureurs", selon le styliste.

Dans le cocon doré du Plaza Hotel, l'Américain Zac Posen avait choisi d'habiller "la femme non conventionnelle, qui aime et s'épanouit dans les codes historiques du luxe", a-t-il dit à l'AFP après son défilé dimanche soir.

Décomplexé par le lancement récent d'une ligne contemporaine pour habiller les femmes au quotidien, le designer de 32 ans a laissé libre cours à son inclinaison pour les robes sculpturales et glamour, parfaites pour le tapis rouge des Oscars fin février.

Adoptant des couleurs "régaliennes", du rouge bordeaux, au vert profond ou bleu marine, avec une apparition furtive mais marquante du jaune citron, M. Posen a plongé son public dans le monde des élégants salons du début du XXe siècle, avec corsets, drapés, satin duchesse stretch et tweed jacquard.

Il a également proposé une série de tops en velours ou en satin drapés, aux coupes élaborées et structurées au niveau des épaules.

Lundi, chez le Britannique Belstaff, la minijupe était, avec le cuir et la peau fourrée, en vedette.

Associé à un petit pull en laine, un blouson ou un manteau, accompagné souvent de larges bottes noires à talons, l'ultra-court était partout avec le noir en dominante.

Après Victoria Beckham, un souffle "so British" soufflait sur les podiums Tommy Hilfiger pour femme dimanche soir: top, manteaux, pardessus, minijupe plissée ou droite, short ou vestes courtes et croisées à six boutons, le prince de Galles était décliné sous toutes ses formes.

"Quand Savile Row rencontre l'Ivy League", déchiffre la maison Hilfiger, allusion à la rue londonienne du quartier Mayfair célèbre pour ses costumes sur mesure, et le style très propre de l'élite des universités américaines.

La Fashion Week se poursuit mardi avec notamment Oscar de la Renta, J. Crew, Tory Burch et Vera Wang.

ppa-bd/sam

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