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Un Québec indépendant doublerait l'immigration française (ministre Jean-François Lisée)

11/02/2013 04:02 EST | Actualisé 13/04/2013 05:12 EDT
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Si le Québec devait accéder à l'indépendance, son gouvernement doublerait le nombre d'immigrants français, qui constituent actuellement le deuxième contingent de nouveaux arrivants, a déclaré lundi le ministre des Relations internationales de la province canadienne.

"Indépendants, nous pourrions doubler en quelques mois le nombre de jeunes Français qui viennent découvrir le Québec pour y séjourner et y travailler temporairement, puis s'installer durablement", a lancé Jean-François Lisée lors d'une conférence du Conseil des relations internationales de Montréal.

"Simple province, nous ne pouvons qu'attendre le bon vouloir des autres", a ajouté le ministre indépendantiste, en allusion aux relations complexes qu'entretient le Québec avec le gouvernement fédéral d'Ottawa.

"Cette main d'oeuvre qualifiée et francophone nous fait pourtant cruellement défaut", a-t-il déploré.

La province francophone comptait en 2012 plus de huit millions d'habitants, dont près de 250.000 immigrés accueillis entre 2007 et 2011.

Le Maroc et l'Algérie sont traditionnellement les premiers pays d'origine des nouveaux arrivants, notamment en raison de la place de choix accordée par le Québec aux personnes francophones et qualifiées.

Mais au cours des neuf premiers mois de l'année 2012, la Chine s'est hissée en première place avec quelques 4.500 personnes accueillies, suivie de la France avec quelque 4.000 immigrés, attirés par le marché du travail dynamique de la province ainsi que sa qualité de vie, selon les dernières statistiques.

Selon la diplomatie française, quelque 150.000 Français vivent au Canada, dont 110.000 au Québec, parmi lesquels 100.000 sont installés à Montréal.

Après une longue traversée du désert, les indépendantistes du Parti québécois ont remporté en septembre les élections législatives locales, en prenant garde toutefois d'annoncer la date d'un éventuel référendum sur le destin de la province.

L'idée n'est soutenue que par environ 40% de la société et un référendum convoqué à brève échéance serait condamné à l'échec, comme lors des deux consultations précédentes en 1980 et 1995.

sab/via/are

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