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Téhéran qualifie le chef de l'opposition syrienne de "voix sage"

11/02/2013 09:41 EST | Actualisé 13/04/2013 05:12 EDT

Le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, dont le pays est le plus grand allié régional de Damas, a salué lundi la voix "sage" au sein de l'opposition syrienne, en allusion à son chef qui a présenté une offre de dialogue à Damas.

"Il existe désormais au sein de l'opposition (syrienne) une voix modérée, raisonnable, sage et qui veut une solution au problème syrien", a affirmé M. Salehi au quotidien syrien privé proche du pouvoir al-Watan, dans un entretien publié lundi.

Il faisait référence à Ahmed Moaz el-Khatib, qui a proposé de négocier avec des représentants de Damas pour mettre fin au conflit meurtrier qui dure depuis près de 23 mois.

Le ministre iranien a fait la différence entre "la véritable opposition et les mercenaires non-syriens qui portent les armes et qui sont venus de l'étranger pour servir des intérêts étrangers".

Damas accuse les rebelles d'être des "terroristes" soutenus et financés par l'étranger. Certains groupes jihadistes rebelles, comme le Front Al-Nosra, comptent des combattants étrangers dans leurs rangs.

"Miser sur le renversement du gouvernement syrien s'est avéré erroné (...). Dans le même temps, l'opposition est une réalité que l'on ne peut ignorer", a souligné M. Salehi, qui avait rencontré pour la première fois M. Khatib début février.

Selon lui, "l'important est que (l'opposition) commence à regarder les choses d'une manière réaliste", en vue d'une solution au conflit qui a fait plus de 60.000 morts en Syrie depuis mars 2011.

"Les deux parties devraient s'asseoir ensemble pour trouver une solution syrienne", a poursuivi le ministre, pour qui l'offre de dialogue de M. Khatib était "un pas en avant".

Le chef de la Coalition de l'opposition s'était dit prêt à entamer un dialogue avec les représentants du régime n'ayant pas "de sang sur les mains", précisant que tout dialogue devait nécessairement porter sur le départ du président Assad.

Damas s'est de son côté dit prêt à dialoguer mais sans "conditions préalables", une position que M. Khatib a qualifié de "pas claire".

La proposition de M. Khatib a reçu l'aval de Washington, de la Ligue arabe mais aussi de Téhéran et Moscou, autre allié de poids de Damas, mais suscité des réserves au sein même de l'opposition.

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