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Selon une étude, certains indicateurs aident à prédire le risque de décrochage

11/02/2013 11:19 EST | Actualisé 13/04/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les difficultés en lecture dès la première année peuvent indiquer un risque éventuel de difficultés scolaires plus tard et même un risque de décrochage.

C'est ce qu'indique une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Montréal rendue publique lundi par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), au moment même où sont lancées les Journées de la persévérance scolaire.

Les données de l'Institut, recueillies auprès d'un échantillon d'enfants nés en 1997-1998, démontrent qu'environ 15 pour cent de ces enfants se classent dans le groupe des élèves à risque de décrochage lorsqu'ils arrivent à l'âge de 12 ans.

Selon les chercheurs, les difficultés de lecture sont d'ailleurs un indicateur de risque beaucoup plus important que le statut socioéconomique d'un enfant.

Parmi les autres indicateurs de risque, les chercheurs notent une plus faible participation en classe, des problèmes d'attention, des relations plus conflictuelles avec les enseignants et des interventions plus fréquentes liées au rendement scolaire.

De leur côté, les organisateurs des Journées de la persévérance scolaire ont dévoilé les dernières données sur le décrochage scolaire et les nouvelles sont plutôt encourageantes.

Après deux années de stagnation, le taux de diplomation au Québec a augmenté de 1,1 point de pourcentage l'an dernier, pour atteindre 73,4 pour cent. C'est la région de Montréal qui a connu la plus forte augmentation, soit 3 points de pourcentage, pour afficher un taux de diplomation de 70,8 pour cent.

L'objectif est d'atteindre d'ici 2020 des taux de diplomation de 80 pour cent au Québec et de 77 pour cent à Montréal.

Les intervenants en réussite scolaire s'inquiètent toutefois, avec les pénuries de main-d'oeuvre existantes et à venir, de voir les employeurs allonger des salaires alléchants pour débaucher des jeunes qui ont acquis les compétences dont ils ont besoin avant qu'ils n'aient obtenu leur diplôme.

Ce phénomène est déjà observé dans les régions de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec et de l'Abitibi, où les compagnies minières ne se gênent pas pour recruter des jeunes qui n'ont pas terminé leur secondaire cinq à l'aide de salaires et de conditions fort généreux.

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