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Ligue des champions - Juventus: Matri sort du tunnel

11/02/2013 05:02 EST | Actualisé 12/04/2013 05:12 EDT

Dans le jeu de chaises musicales de l'attaque à la Juventus Turin, la place au côté de Mirko Vucinic revient en ce moment à Alessandro Matri, enfin efficace après des mois de trou noir, et prêt à jouer contre le Celtic à Glasgow, mardi en 8e de finale de Ligue des champions.

La preuve que Matri va mieux? Il a signé un "but à la Cendrillon", marqué pied nu samedi contre la Fiorentina (2-0) sans sa pantoufle de vair. Il avait perdu sa chaussure droite juste avant d'envoyer au fond des filets un excellent service d'Arturo Vidal.

Ce geste est le symbole de l'adresse et la confiance retrouvées. Il inscrit à nouveau son nom sur les tableaux d'affichage, cinq fois lors des sept derniers matches, après des mois à tout rater sous le maillot "bianconero".

Après un grand vide de sept mois sans marquer la saison précédente, où il a peu pesé sur le titre de champion et qui lui a coûté une place en sélection, et donc l'Euro-2012, Matri a encore traversé trois mois de disette absolue, restant sans marquer du 29 septembre au 21 décembre.

Mais le doublé à Cagliari l'a débloqué. Contre son ancien club, face à un public hostile, il a égalisé à un quart d'heure de la fin avant de marquer le but du 2-1 dans le temps additionnel (le match s'est terminé 3-1). Enfin décisif, Matri a enchaîné.

Il a marqué un but superbe pour l'ouverture du score au Chievo Vérone (2-1) le week-end précédent, une volée qu'on tente quand on est en confiance.

Le public du Juventus Stadium qui l'avait pris en grippe lui a réservé une ovation à sa sortie samedi. Du baume au coeur après les concerts de sifflets qui saluaient ses manqués, quelquefois spectaculaires.

La tête dans le seau pendant longtemps, il ne s'enflamme pas devant ce regain de popularité. "Au-delà de ma bonne période personnelle, maintenant il faut gagner et basta", dit-il . La Juve a justement repris 5 points d'avance sur Naples en tête de la Serie A.

En redevenant "Mitra"(-illette), Matri a distancé depuis quelques semaines ses concurrents pour la place de "bomber", le Monténégrin Vucinic étant chargé des étincelles de fantaisie dans le système à deux attaquants d'Antonio Conte.

Car le problème récurrent de l'entraîneur juventino reste l'absence d'un grand buteur qui concrétise la domination de son équipe.

En 2013, Matri a pris la place de Sebastian Giovinco, qui manque trop d'occasions et marque trop de buts pour du beurre, quand la Juve a déjà sécurisé le résultat.

Il devance aussi Fabio Quagliarella, qui n'est jamais aussi bon qu'en partant du banc mais a souvent déçu dans le rôle du titulaire.

Matri profite enfin, entre guillemets, de la blessure du Danois Niklas Bendtner, guère aligné de toutes façons et a encore de l'avance sur Nicolas Anelka, la spectaculaire recrue du mercato, handicapé par trois mois sans jouer que le Français est en train de rattraper à l'entraînement.

Sa carrure d'armoire piémontaise est un atout de plus dans la perspective du contact rugueux avec la défense écossaise. Il lui reste à se dénouer en Ligue des champions, où Matri n'a pas marqué en cinq apparitions. "Je veux un but européen", clame-t-il. Et en ce moment, on peut lui faire confiance.

eba/jr/sa

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