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Le chef de l'opposition syrienne dit regretter le refus du régime de dialoguer

11/02/2013 02:53 EST | Actualisé 12/04/2013 05:12 EDT

Bien que la réponse du régime syrien à l'offre de dialogue de l'opposition ne soit pas clairement formulée, le chef de la coalition syrienne considère que Damas a refusé le dialogue.

« Le régime a manqué une occasion rare d'entamer un dialogue, adressant ainsi un message très négatif tant à l'intérieur qu'à l'extérieur », a écrit Ahmed Moaz al-Khatib sur sa page Facebook, ajoutant qu'il laisserait le soin « au comité politique provisoire de la coalition [de l'opposition] de donner une suite » à ce refus.

Le 30 janvier dernier, M. Al-Khatib avait invité le régime au dialogue, tout en exigeant la libération de 160 000 prisonniers détenus dans les prisons syriennes.

Vendredi dernier, le ministre de syrien de l'Information avait répondu en précisant que Damas était pour le dialogue, mais « sans condition préalable ».

Lundi, le président syrien Bachar Al-Assad a déclaré dans un style sibyllin que la « Syrie ne renoncera pas à ses principes, quelles que soient les pressions et les complots ». Il a ajouté que ces « complots ne visent pas la Syrie seulement, mais les Arabes dans leur ensemble ».

Le même jour, les propos d'un ministre syrien ont ajouté au flou qui entoure la position du régime envers le dialogue avec l'opposition.

Dans une interview au quotidien britannique The Guardian, le ministre de la Réconciliation nationale, Ali Haïder, a déclaré être prêt à discuter avec le chef de la coalition de l'opposition « dans n'importe quelle ville où je peux aller » pour préparer un dialogue national.

M. Haïdar a estimé que le dialogue est un « moyen pour mettre en place un mécanisme afin d'organiser des élections législatives et présidentielles libres ».

Le ministre a même donné sa garantie aux opposants, indiquant qu'ils peuvent rentrer en Syrie et en ressortir en toute sécurité.

Par ailleurs, M. Al-Khatib a rencontré dimanche le médiateur international en Syrie, Lakhdar Brahimi, et l'a encouragé à poursuivre ses efforts pour entamer un dialogue avec le régime.

Sur le terrain

Les rebelles ont pris le contrôle lundi du barrage de l'Euphrate, la plus grande digue en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un organisme proche de l'opposition et basé à Londres.

Toujours selon l'OSDH, ce sont les rebelles djihadistes du Front Al-Nosra qui ont mené l'opération.

Situé dans la province de Raqqa, le barrage a été construit sur l'Euphrate, fleuve long de 2800 km qui prend sa source en Turquie et traverse la Syrie et l'Irak.

Le barrage, qui permet d'irriguer des milliers d'hectares, a généré le « lac artificiel Al-Assad », créé dans les années 60 sous le mandat du président Hafez Al-Assad, père de l'actuel chef de l'État Bachar Al-Assad.

Le lac Al-Assad retient 14,1 milliards de mètres cubes d'eau, selon le site officiel du barrage.

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