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L'action de Cameco recule à la suite d'une dépréciation de sa mine Kintyre

11/02/2013 02:31 EST | Actualisé 13/04/2013 05:12 EDT

SASKATOON - L'action du producteur d'uranium Cameco (TSX:CCO) a cédé lundi trois pour cent après que la société eut affiché un recul de 83 pour cent de son bénéfice net du quatrième trimestre.

L'importante chute des profits était attribuable à une dépréciation de 168 millions $ sur le projet Kintyre, en Australie, et à la baisse des profits des activités d'uranium de Cameco.

La société établie à Saskatoon a affiché vendredi, après la fermeture des marchés, des revenus de 958 millions $ pour le trimestre clos le 31 décembre, en baisse d'un pour cent par rapport aux 971 millions $ de la même période l'année précédente.

Malgré tout, la dépréciation et la pression à la baisse sur les prix de l'uranium ont fait reculer le bénéfice trimestriel net à 45 millions $, soit 11 cents US par action, ce qui représente une forte baisse par rapport à celui de 265 millions $, ou 67 cents par action, engrangé à la même période un an plus tôt.

Les résultats du producteur d'uranium ont cependant surpassé les attentes des analystes tant sur le plan des revenus que sur celui du bénéfice ajusté.

D'après les estimations recueillies par Thomson Reuters, les analystes misaient en moyenne sur un chiffre d'affaires de 820,8 millions $ pour le trimestre et sur un bénéfice ajusté de 41 cents par action.

Le bénéfice ajusté par action de Cameco s'est en fait établi à 60 cents.

Malgré tout, l'action de Cameco a laissé 66 cents lundi pour clôturer à 21,05 $ à la Bourse de Toronto.

Pour l'ensemble de l'exercice financier, Cameco a récolté des revenus totalisant 2,32 milliards $, en légère baisse par rapport aux 2,38 milliards $ de 2011. Les bénéfices net et ajusté se sont établis à 266 millions $ et 447 millions $ respectivement, contre des résultats de 450 millions $ et 509 millions $ un an plus tôt.

La dépréciation de 168 millions $ de la participation dans Kintyre était attribuable à divers facteurs, a expliqué la société.

«En raison de l'affaiblissement du marché de l'uranium depuis l'achat de cet actif en 2008, de l'absence de hausse de ressources minérales en 2012 et de la décision de ne pas aller de l'avant avec une étude de faisabilité, nous avons conclu qu'il serait approprié de tenir compte d'une charge de perte de valeur pour cet actif», a expliqué vendredi la société dans un communiqué.

Malgré tout, Kintyre «reste un actif important dans notre portefeuille», a-t-elle ajouté.

Selon Cameco, le marché de l'uranium a vu peu d'améliorations en 2012 par rapport à l'année précédente, lorsque la demande pour l'uranium a chuté après le désastre nucléaire du Japon, mais les perspectives à long terme restent positives.

«Le nucléaire reste une importante partie d'offre énergétique mondiale et il est clair que de nouveaux stocks d'uranium seront requis.»

Cameco, un des plus grands producteurs mondiaux d'uranium avec des mines, des installations et des usines de conversion au Canada, aux États-Unis et ailleurs, affirme qu'il étudiera la demande des marchés internationaux comme la Chine et le Japon.

Mais la société a noté que le marché était en proie à une certaine «incertitude» et que de nouveaux projets miniers étaient reportés ou annulés.

En décembre, Cameco a annoncé avoir conclu un accord de 430 millions $ US pour racheter un des plus importants dépôts d'uranium non développé de l'Australie des mains de BHP Billiton.

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