La démission annoncée du pape Benoît XVI a relancé la machine à rumeur lundi à propos du successeur au Saint-Siège.

Bien entendu, le regard des Québécois s'est tourné vers le cardinal Marc Ouellet, originaire de la ville de Québec. Son poste de Préfet de la Congrégation des Évêques à Rome, de même que l'organisation du Congrès eucharistique international lorsqu'il était archevêque de Québec ont fait de lui une figure bien en vue dans la communauté des cardinaux, qui éliront le prochain pape.

Pour Gilles Routhier, doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses à l'Université Laval, l'élection du cardinal Ouellet au titre de souverain pontife est loin d'être acquise. «Il sera probablement parmi les candidats au premier tour, dit-il. Mais ensuite, le jeu des alliances peut nous réserver des surprises.»

En 2005, l'arrivée de Joseph Ratzinger, alias Benoît XVI, s'inscrivait dans une certaine continuité pour l'Église catholique, avec l'élection d'un pape européen et réputé traditionaliste.

Mais la communauté des cardinaux a bien changé en près de huit ans, affirme Gilles Routhier. «Plusieurs cardinaux ont été élus pendant cette période, tandis que d'autres ont pris du galon.» Le choix est donc bien plus grand en 2013 qu'en 2005.

Le doyen de la Faculté de théologie explique que les quelque 118 cardinaux qui seront en âge de voter pour le prochain pape (quatre d'entre eux pourraient avoir dépasser l'âge limite de 80 ans au moment du vote) se divisent à peu près également entre traditionalistes et progressistes.

Une situation similaire s'était produite lors de l'élection de Karol Wojtyła, devenu Jean-Paul II en 1978. Puisqu'aucun des deux derniers candidats n'avaient obtenu les deux-tiers des votes nécessaires à l'élection d'un pape, les cardinaux ont préféré un cardinal polonais méconnu, Karol Wojtyła.

«Une situation similaire pourrait se reproduire cette année, dit Gilles Routhier. On pourrait avoir une surprise.»

Comment on élit un pape?

- Le Vatican convoque les cardinaux en conclave, qui doit commencer de 15 à 20 jours après la démission de Benoît XVI, le 28 février.

- Les cardinaux qui ont le droit de voter, soit ceux âgés de moins de 80 ans, sont séquestrés au Vatican et font un serment de confidentialité.

- Il y a présentement 118 cardinaux âgés de moins de 80 ans éligibles au vote, dont 67 nommés par Benoît XVI. Mais quatre d'entre eux auront 80 ans d'ici la fin du mois de mars. Selon la date choisie pour le conclave, ils pourraient ne pas être autorisés à voter.

- Tout homme catholique baptisé peut être élu pape, mais seuls des cardinaux ont été choisis depuis 1378.

- Lors du conclave dans la chapelle Sixtine, deux tours de scrutin sont organisés chaque matin, puis deux autres l'après-midi. Une majorité des deux tiers est requise pour qu'un nouveau pape soit élu. Benoît XVI est revenu à cette règle des deux tiers en 2007, renversant une décision prise en 1996 par Jean Paul II, qui avait déclaré qu'une majorité simple pouvait être acceptée après environ 12 jours de votes non concluants.

- Les bulletins de vote sont brûlés après chaque tour. Une fumée noire signifie qu'aucune décision n'a été prise, tandis qu'une fumée blanche indique que les cardinaux ont choisi un pape et que celui-ci a accepté son élection. Des cloches signalent aussi l'élection d'un nouveau pape pour éviter toute confusion sur la couleur de la fumée sortant de la cheminée de la chapelle Sixtine.

- Le nouveau pape est présenté au balcon qui surplombe la place Saint-Pierre avec les mots «Habemus Papam!» («Nous avons un pape!»). Le pape prononce sa première bénédiction.

Loading Slideshow...
  • 9 février 2013

  • 6 février 2013

  • 3 février 2013

  • 2 février 2013

  • 27 janvier 2013

  • 27 janvier 2013

    In this photo provided by Vatican paper L'Osservatore Romano Pope Benedict XVI blesses the faithful during the Angelus prayer in St. Peter's square, at the Vatican, Sunday, Jan. 27, 2013. (AP Photo/L'Osservatore Romano)

  • 16 décembre 2012

    (FILES) This file picture taken on December 16, 2012 shows Pope Benedict XVI celebrating a mass at the San Patrizio al Colle Prenestino parish on the outskirts of Rome. Pope Benedict XVI on February 11, 2013 announced he will resign on February 28, a Vatican spokesman told AFP, which will make him the first pope to do so in centuries. AFP PHOTO/ FILES / Filippo MONTEFORTE (Photo credit should read FILIPPO MONTEFORTE/AFP/Getty Images)

  • 11 avril 2012

  • 24 décembre 2011

  • 21 décembre 2011

  • 26 novembre 2011

  • 25 décembre 2010

  • 24 décembre 2010

  • 23 juillet 2010

  • 16 juin 2010

  • 31 décembre 2009

  • 31 décembre 2009

  • 27 décembre 2009

  • 31 décembre 2008

  • 31 décembre 2008

  • 31 décembre 2008

  • 15 avril 2008

  • 31 décembre 2007

  • 30 décembre 2007

    Pope Benedict XVI delivers his blessings opposite the Christmas tree during the Angelus noon prayer from the window of his studio overlooking St Peter's square at the Vatican, 30 December 2007. AFP PHOTO / FILIPPO MONTEFORTE (Photo credit should read FILIPPO MONTEFORTE/AFP/Getty Images)

  • 25 décembre 2007

  • 7 juin 2006

  • 31 mai 2006

  • 25 décembre 2005

  • 24 décembre 2005

  • 19 avril 2005



Loading Slideshow...
  • Plus que la papamobile, l'accessoire indispensable du pape, c'est le chapeau

  • Un style chapeauté auquel il n'a de cesse de convertir son entourage

  • Le problème, c'est qu'ils ne tiennent pas.

  • Du coup, mieux vaut garder une main dessus en permanence.

    Ici la traditionnelle calotte rouge, appelée beretta

  • Avant le sombrero mexicain, qui a tant fait parler, en noir...

  • ... ou en blanc...

  • Benoit XVI avait déjà adopté le chapeau des chasseurs alpins italiens...

  • et celui de la Guardia civil espagnole.

  • Plus classique, "le Saturne" rouge, coiffe historique

  • Sans oublier son chapeau de père Noël

  • Et il ne dit jamais non à un truc en plumes

  • Sourcilleux, Benoit XVI, n'aime pas qu'on lui vole la vedette

  • Ce n'est pas une raison pour voler celui des enfants.