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Avec fourrure et velours, la Fashion Week à New York veut réchauffer l'hiver

11/02/2013 03:27 EST | Actualisé 13/04/2013 05:12 EDT

Dans New York encore glacée après une brève tempête de neige, la Semaine de la Mode s'est donnée à coeur lundi de promettre pour la saison prochaine la protection élégante mais épaisse de fourrures chez Carolina Herrera et Belstaff, et de longues robes de velours chez Zac Posen.

Au Lincoln Center, l'une des grandes dames de la mode new-yorkaise, Carolina Herrera, a offert à la fourrure une place de reine dans sa collection, sur les ceintures, les manches, les manteaux et même les dos nus.

Au coeur de son défilé, la musique, "Capriccio for Carolina", inspirée de la Sonate à Kreutzer de Beethoven, avait été composée par Tom Hodge pour l'occasion.

"Mon inspiration est venue de là. Et c'est pour cela qu'au début tout est très léger, et cela va ensuite crescendo, avec des robes de soirée très glamour et satinées" et de plus en plus de couleur, a-t-elle confié à l'AFP.

Carolina Herrera y avait ajouté une "pointe d'années 40 dans les formes, avec de toutes petites tailles, des épaules, et le mouvement des jupes, des robes qui bougent" et du velours pour réchauffer là une épaule, là une longue robe en poney améthyste.

C'est une collection "pour la femme d'aujourd'hui qui aime bien s'habiller. Les femmes ont parfois peur qu'on dise qu'elles sont élégantes ou glamour. Cela leur va pourtant tellement bien".

Dans le cocon doré et intime du Plaza Hotel, le très médiatique Zac Posen avait choisi, lui, de s'adresser à "la femme pas conventionnelle, qui aime et s'épanouit dans les codes historiques du luxe", dans les coupes et les matières, a-t-il expliqué à l'AFP à l'issue de son défilé dimanche soir.

Décomplexé par le lancement récent d'une ligne contemporaine pour habiller les femmes au quotidien, Zac Posen a laissé libre cours à son inclinaison pour les robes sculpturales et glamour, parfaites pour le tapis rouge des Oscars à la fin du mois.

Adoptant des couleurs "régaliennes", du rouge bordeaux, au vert profond ou bleu marine, avec une apparition là encore furtive mais marquante du jaune citron, M. Posen a plongé un public choisi dans le monde des élégants salons du début du XXe siècle, avec force corsets, drapés, satin duchesse stretch et tweed jacquard.

Offrant un pont à la femme pour qu'elle s'habille tout en vivant dans son siècle, le créateur américain a également proposé une série de tops en velours ou en satin drapés, aux coupes élaborées et très structurées au niveau des épaules, accompagnant très bien un pantalon étroit ou une jupe crayon.

Lundi matin, chez le Britannique Belstaff, qui avait fait des débuts remarqués en septembre sur les podiums new-yorkais, la minijupe était, avec le cuir et la peau fourrée, en vedette.

Associé à un petit pull en laine, un blouson ou un manteau, accompagné le plus souvent de larges bottes noires à talons mais à effet tout terrain, l'ultra-court était partout, ou presque. Côté couleurs, le noir assumait, dès le début du show, sa domination.

Après Victoria Beckham, un souffle "so British" soufflait également sur les podiums du show Tommy Hilfiger pour femme dimanche soir: top, manteaux, pardessus, minijupe plissée ou droite, short ou vestes courtes et croisées à six boutons, le prince de Galles était décliné sous toutes ses formes.

"Quand Savile Row rencontre l'Ivy League", déchiffre la maison Hilfiger, citant tour à tour la rue londonienne du quartier Mayfair célèbre pour ses costumes sur mesure, et le style très propre de l'élite des universités américaines.

La Fashion Week, qui en est à son cinquième jour, présentait aussi lundi les collections de Phillip Lim, MM6 Maison Martin Margiela, Theyskens et Marc by Marc Jacobs.

Au total, 300 défilés se succèdent jusqu'à jeudi dans tout Manhattan.

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