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Accord à Doha entre Khartoum et un groupe rebelle du Darfour

11/02/2013 02:46 EST | Actualisé 12/04/2013 05:12 EDT

Le gouvernement soudanais a signé dimanche à Doha un accord de cessez-le-feu avec une faction du principal groupe rebelle du Darfour, le Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM), a annoncé l'agence officielle du Qatar, QNA.

Selon les termes de l'accord, un cessez-le-feu devait entrer en vigueur à minuit heure de Doha (21H00 GMT), a indiqué le vice-Premier ministre du Qatar Ahmad ben Abdallah Al Mahmoud, cité par l'agence.

Il a précisé que deux comités avaient été formés pour superviser l'application du cessez-le-feu, comprenant la force ONU-Union Africaine pour le Darfour (Minuad), des représentants des deux parties soudanaises, du Qatar et de la Ligue arabe.

Le ministre a salué le gouvernement et le mouvement rebelle soudanais pour avoir signé cet accord, soulignant qu'il était "très important pour parvenir à la paix", et qu'il constituait "un pas pour entamer des négociations dans le but de parvenir à une paix globale".

Il a annoncé que Doha allait accueillir les 7 et 8 avril une "conférence internationale de donateurs pour le développement et la reconstruction du Darfour".

Mais le JEM, le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, a affirmé que la faction qui avait signé l'accord au Qatar n'était qu'une petite tendance pro-gouvernementale.

Le porte-parole du JEM, Gibril Adam, a assuré que cet accord ne ferait aucune différence sur le terrain.

"Cet accord ne mettra pas fin à la guerre au Darfour et ne règlera pas les problèmes du peuple du Darfour", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le Qatar joue depuis des années le rôle de médiateur dans la crise soudanaise. En juillet 2011, le gouvernement soudanais avait signé à Doha un accord de paix avec un autre groupe rebelle du Darfour, le Mouvement pour la libération et la justice (MJL).

Le JEM avait à l'époque participé à une partie des négociations, mais avait refusé de signer l'accord.

Vaste région de l'ouest du Soudan, le Darfour est depuis 2003 le théâtre d'un conflit entre les groupes rebelles non-arabes et le régime de Khartoum, qui a fait 300.000 morts selon les estimations de l'ONU et un million de déplacés.

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