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542 médecins de plus au Québec en 2012: encore du chemin à faire, dit la FMOQ

11/02/2013 11:29 EST | Actualisé 13/04/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Petit à petit, les effectifs médicaux se regarnissent au Québec, mais il n'y a pas encore suffisamment de médecins de famille, estime la Fédération des médecins omnipraticiens.

Selon les dernières statistiques dévoilées par le Collège des médecins, lundi, il y avait 542 médecins de plus, le 31 décembre dernier, comparativement au 31 décembre 2011.

Ceci porte le total à 21 511 médecins dans l'ensemble du Québec, dont 19 400 qui sont actifs professionnellement, les autres étant retraités.

Malgré les problèmes récurrents d'accès à un médecin de famille qui sévissent au Québec depuis des années, on compte toujours plus de médecins spécialistes que de médecins de famille. La proportion est de 46,5 pour cent de médecins de famille et de 51,6 pour cent de spécialistes. Les autres ont des permis à usage dit défini et sont par exemple venus au Québec pour un fellowship.

En entrevue, le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le docteur Louis Godin, s'est félicité de l'accroissement du nombre de médecins de famille tout en soulignant qu'il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre le ratio de 50-50 entre les omnipraticiens et les spécialistes.

«C'est sûr que c'est une bonne nouvelle, en ce sens que nous, on est dans une situation où on dit depuis longtemps qu'on manque de médecins de famille. Donc, avoir un ajout net au moins de 228 médecins de famille, oui c'est une bonne nouvelle, mais ce qu'on aimerait, c'est qu'on en ait plus que ça et qu'on ait au moins 50 pour cent des nouveaux médecins qui soient des médecins de famille», a affirmé le docteur Godin.

Le progrès est cependant notable. Il souligne qu'il y a à peine cinq ans, à peine 40 pour cent des étudiants choisissaient la médecine familiale, contre 46,5 pour cent aujourd'hui. «J'espère qu'on va être capable de faire un pas de plus encore cette année. Est-ce qu'on va y arriver dans deux ans, trois ans, cinq ans? Je ne ferai pas de prédictions là-dessus.»

Il n'y a pas de recette magique pour attirer les étudiants en médecine familiale, il faut «un environnement professionnel intéressant et une rémunération compétitive», fait valoir le docteur Godin.

De son côté, le président-directeur général du Collège des médecins, le docteur Charles Bernard, laisse entendre lui aussi que les progrès en nombre sont insuffisants. «En 2013, l'augmentation de médecins sur le terrain ne suffit plus pour pallier le problème de l'accessibilité aux soins de santé», a-t-il commenté dans un communiqué.

Mais ses solutions sont autres que celles mentionnées par le docteur Godin. «Il faut que de nouvelles mesures telles que l'élargissement du rôle des autres professionnels de la santé comme les pharmaciens, les infirmières et les psychologues contribuent à rendre le réseau de la santé plus efficace et accessible aux Québécois», a opiné le docteur Bernard.

Le Collège des médecins signale que 11,3 pour cent des médecins inscrits à son tableau ont été diplômés à l'étranger, soit 2420.

Par ailleurs, les quatre facultés de médecine des Universités Laval à Québec, de Montréal, de Sherbrooke et McGill accueillent également 3689 étudiants et 3636 résidents, près des deux tiers étant des femmes.

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