NOUVELLES

Tunisie: les ministres du parti du président prêts à démissionner

10/02/2013 12:22 EST | Actualisé 12/04/2013 05:12 EDT

Les ministres du Congrès Pour la République (CPR), le parti laïc du président tunisien Moncef Marzouki, vont démissionner lundi si les islamistes d'Ennahda n'acceptent pas le départ de deux de leurs principaux ministres, a appris dimanche l'AFP auprès des intéressés.

Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Hédi Ben Abbès, également haut responsable du parti, a déclaré à l'AFP qu'une annonce sur le sujet serait faite lundi: "Pour le savoir, on donne rendez-vous demain (lundi) au local du CPR pour une conférence de presse".

"Je ne peux ni confirmer ni nier la démission des ministres du CPR", a-t-il encore dit à l'antenne de la radio Shems-FM.

Par ailleurs, une source proche de la présidence, a indiqué à l'AFP que des pourparlers de dernière minute étaient en cours entre Ennahda et le CPR et qu'un compromis est possible mais guère probable.

Interrogé par la chaîne arabe d'information Al Arabiya, le Premier ministre Hamadi Jebali ne s'est pas attardé sur le sujet, relevant qu'il avait "prévu de former un gouvernement sans les partis".

M. Jebali, numéro 2 d'Ennahda, veut en effet former un gouvernement de technocrates, contre l'avis de son propre parti islamiste.

Le CPR compte actuellement trois ministres et deux secrétaires d'Etat dans le gouvernement. Le mouvement avait indiqué le 2 février que ses membres démissionneraient du cabinet si les ministres des Affaires étrangères et de la Justice, issus d'Ennahda et contestés depuis des mois, restaient en place.

Le parti islamiste dirige un gouvernement de coalition avec le CPR et un autre parti laïc de centre gauche, Ettakatol.

alf/kl/fc/hj

PLUS:afp