NOUVELLES

Plusieurs personnes arrêtées en lien avec les viols de six Espagnoles au Mexique

10/02/2013 10:29 EST | Actualisé 12/04/2013 05:12 EDT
AP
State police stand at a roadblock due to stepped up security after masked armed men broke into a beach home, raping six Spanish tourists who had rented the house in Acapulco, Mexico, Tuesday Feb. 5, 2013. According to the mayor of Acapulco, five masked men burst into a house the Spaniards had rented on the outskirts of Acapulco, in a low-key area near the beach, and held a group of six Spanish men and one Mexican woman at gunpoint, while they raped the Spanish women before dawn on Monday. (AP Photo/Bernandino Hernandez)

ACAPULCO, Mexique - Plusieurs personnes ont été arrêtées dans le cadre d'une enquête liée aux viols de six touristes espagnoles à Acapulco la semaine dernière, un crime qui entache davantage la piètre réputation de ce lieu de villégiature du Pacifique.

Des responsables de l'État de Guerrero ont refusé de préciser le nombre de personnes étant détenues.

Le gouverneur Angel Aguirre a indiqué que deux des détenus faisaient aussi l'objet d'une enquête en lien avec une autre affaire de viol.

Il a ajouté que ces suspects avaient été identifiés par les victimes dans ce dossier particulier, mais a précisé qu'aucune identification formelle n'avait encore été faite par des victimes parmi les six Espagnoles.

Environ 40 personnes ayant brièvement bloqué la route menant vers l'aéroport d'Acapulco ont déclaré que cinq membres de leurs familles étaient détenues en lien avec l'affaire.

Elles ont aussi affirmé que ces hommes avaient été arrêtés erronément et qu'on en faisait les boucs émissaires.

«Ça fait maintenant 48 heures que notre famille ne les a pas vus. Nous ne savons rien. L'un est mon neveu et l'autre est mon frère», a déclaré l'une des manifestantes, qui s'est identifiée comme étant Flor Silva.

Les autorités ont refusé de confirmer si des membres des familles des manifestants faisaient partie des gens détenus dans l'affaire du viol des touristes. Le secrétaire d'État à la Sécurité publique, Guillermo Jimenez, a convaincu les manifestants de mettre fin à leur blocus, en échange d'une permission pour rencontrer leurs proches.

Un porte-parole du gouvernement de l'État, Pedro Julio Velez, a indiqué que les suspects liés au viol des Espagnoles avaient été détenus par le bureau du procureur général et transportés à Mexico pour y subir un interrogatoire. Des porte-parole du procureur fédéral n'ont pas retourné les appels.

L'agression du 4 février dernier a commencé lorsque des malfaiteurs masqués se sont introduits dans une résidence située sur une plage, avant l'aube. Les malfaiteurs ont ligoté les six hommes dans la maison avant de violer les six Espagnoles qui s'y trouvaient. Une septième femme, une Mexicaine, n'a pas été blessée durant cette attaque qui s'est étendue pendant plusieurs heures.

Le drame a choqué les citoyens du Mexique et d'ailleurs, et représente un autre oeil au beurre noir pour Acapulco, qui a été le théâtre de plusieurs actes de violence attribués aux luttes entre cartels de la drogue. Les dirigeants de l'industrie du tourisme craignent que cet incident nuise à leurs affaires dans d'autres sites de villégiatures du Mexique.